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Dengue à Sète : une nouvelle opération de démoustication programmée à La Corniche

La rédaction·
Dengue à Sète : une nouvelle opération de démoustication programmée à La Corniche

En bref

  • Un cas autochtone de dengue confirmé à Sète, quartier de La Corniche, secteur rue des Genêts
  • Un premier traitement anti-moustique tigre a eu lieu dans la nuit du 19 au 20 juillet
  • Un second traitement complémentaire est prévu dans la nuit du 23 au 24 juillet
  • C'est le deuxième cas autochtone de la saison en France, après celui de Carmaux dans le Tarn
  • L'ARS invite toute personne ayant séjourné à Sète depuis mi-juin et présentant des symptômes à consulter un médecin

Le quartier de La Corniche, à Sète, va connaître une nouvelle nuit sous surveillance renforcée. L'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie a confirmé un cas de dengue contracté sur place, sans lien avec un voyage récent en zone tropicale : la personne infectée aurait été piquée par un moustique tigre déjà porteur du virus. Un premier passage de démoustication a eu lieu fin juillet dans le secteur de la rue des Genêts, suivi d'un traitement complémentaire annoncé pour la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 juillet.

Selon plusieurs médias locaux, il s'agit du deuxième cas autochtone de dengue recensé cette saison en France métropolitaine, après celui détecté la veille à Carmaux, dans le Tarn. L'état de santé de la personne concernée à Sète n'inspirerait pas d'inquiétude particulière, selon l'ARS.

Une intervention nocturne et bruyante

L'agence sanitaire a mandaté une entreprise spécialisée pour réaliser l'opération, qui doit durer entre trois et six heures, généralement entre 23h et 6h30 du matin. Le procédé repose sur une pulvérisation ciblée d'insecticide, effectuée à la fois à pied avec du matériel portatif et depuis un véhicule, dans les espaces publics comme privés du quartier.

L'ARS prévient que les engins utilisés sont sonores, ce qui peut occasionner une gêne pour les riverains et les vacanciers présents dans ce secteur touristique proche du centre-ville. L'objectif affiché n'est pas de réduire durablement la présence de moustiques, mais de couper au plus vite toute chaîne de transmission locale de la maladie.

En parallèle, une enquête entomologique cherche à repérer les gîtes larvaires dans le voisinage, tandis qu'une recherche est menée pour identifier le cas importé qui serait à l'origine de la contamination. Les riverains sont prévenus avant chaque passage, et les agents mobilisés disposent d'une carte professionnelle qu'ils peuvent présenter sur demande.

Le moustique tigre, un invité désormais installé

Ce n'est pas un cas isolé à l'échelle régionale : entre le 1er mai et la mi-juillet, l'ARS Occitanie avait déjà comptabilisé 22 cas importés de dengue, neuf de chikungunya et deux de Zika. En juin, un cas autochtone de chikungunya avait aussi été signalé dans l'Hérault, avec un protocole de démoustication similaire.

À Montpellier, où l'insecte est présent dans tous les quartiers depuis plusieurs années, la Ville expérimente depuis 2026 des lâchers de moustiques stériles dans le secteur de Malbosc afin de limiter les populations.

Les bons réflexes à adopter chez soi

Les autorités sanitaires rappellent que la prévention passe avant tout par la suppression des eaux stagnantes, lieu de ponte privilégié des femelles moustiques :

  • Vider ou remplir de sable les soucoupes de pots de fleurs, renouveler l'eau des plantes chaque semaine
  • Nettoyer gouttières, regards et caniveaux pour éviter toute stagnation
  • Couvrir citernes, réserves d'eau et petites piscines non utilisées
  • Débroussailler et évacuer les débris végétaux qui retiennent l'humidité

Côté piqûres, un chercheur en entomologie médicale de l'Institut de recherche pour le développement, basé à Montpellier, rappelle qu'aucune preuve scientifique ne permet d'affirmer que certaines personnes attirent davantage les moustiques par nature. En revanche, la transpiration et les odeurs corporelles liées au microbiote cutané joueraient un rôle real dans leur capacité à repérer une cible.

Infos pratiques

Lieu
Quartier de La Corniche, secteur rue des Genêts, Sète
Premier traitement
Nuit du 19 au 20 juillet
Traitement complémentaire
Nuit du 23 au 24 juillet
Durée de l'intervention
3 à 6 heures, entre 23h et 6h30
Contact en cas de symptômes
Consulter son médecin traitant

À retenir

  • Deuxième cas autochtone de dengue de la saison en France, après le Tarn
  • Deux opérations de démoustication successives dans le même quartier sétois
  • Le moustique tigre est désormais implanté dans la quasi-totalité des départements métropolitains, dont l'Hérault

Questions fréquentes

Faut-il craindre une épidémie à Sète ?
Selon l'ARS, l'état de santé de la personne infectée n'inspire pas d'inquiétude et l'objectif du traitement est justement d'empêcher toute propagation supplémentaire.
Que faire si j'ai des symptômes après un séjour à Sète ?
L'ARS recommande de consulter son médecin traitant si l'on a fréquenté Sète depuis la mi-juin et que l'on présente des signes comme une forte fièvre, des maux de tête ou des douleurs musculaires.

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