Manifestation du 24 octobre à Montpellier : une milice d'extrême droite aurait frappé des manifestants, Delafosse saisit le procureur

La rédaction·
Manifestation du 24 octobre à Montpellier : une milice d'extrême droite aurait frappé des manifestants, Delafosse saisit le procureur

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En bref

  • Samedi 24 octobre, nouvelle journée de mobilisation sociale à Montpellier, une semaine après les débordements du 17 octobre.
  • Un groupe d'une quinzaine à une vingtaine d'hommes présentés comme proches de l'ultradroite aurait stationné vers la place de la Comédie avant de se déplacer dans le centre-ville.
  • Selon plusieurs médias locaux, des vidéos montreraient ces individus frapper des manifestants sans intervention immédiate des forces de l'ordre.
  • Le maire Michaël Delafosse annonce qu'il saisira le procureur de la République via un article 40.
  • Le ministre de l'Intérieur confirme des faits comparables dans d'autres villes, évoquant des militants d'ultradroite voulant s'en prendre à des militants d'ultragauche.
  • Cette présence serait à rapprocher d'un appel lancé en amont par un coach sportif influenceur invitant à former des groupes de soutien aux commerçants.

La mobilisation sociale de ce samedi 24 octobre à Montpellier n'aura pas connu l'intensité des débordements du week-end précédent, mais elle restera marquée par un autre fait : la présence, en marge du cortège, d'un groupe d'hommes présentés comme proches de l'ultradroite. Selon plusieurs médias locaux, ces derniers auraient été vus en milieu de journée vers la place de la Comédie avant de se mêler aux abords de la manifestation dans le centre-ville.

Un groupe aux agissements troublants

Les estimations varient d'une quinzaine à une vingtaine d'individus. Plusieurs témoignages et vidéos, largement diffusés sur les réseaux sociaux, laisseraient voir des membres de ce groupe frapper des manifestants au cours de l'après-midi, sans intervention immédiate des policiers présents sur place. Ces images interrogent sur le comportement des forces de l'ordre, certains s'inquiétant d'une forme de tolérance, voire de protection, à l'égard de ce groupe.

Le ministre de l'Intérieur a lui-même reconnu, dès le soir des faits, la présence de militants d'ultradroite cherchant à en découdre avec des militants d'ultragauche, un phénomène qu'il dit avoir observé dans plusieurs villes ce même jour.

Delafosse annonce une saisine de la justice

Face à ces éléments, le maire de Montpellier Michaël Delafosse a fait savoir dès le dimanche qu'il allait saisir le procureur de la République en déposant un article 40, procédure qui permet à une autorité publique de signaler des faits susceptibles de constituer une infraction. L'édile dit vouloir échanger avec la préfète de l'Hérault sur ce dossier et estime qu'il serait incompréhensible que les images disponibles ne donnent pas lieu à des poursuites.

Un lien avec un appel lancé avant la manifestation

Plusieurs médias locaux font le rapprochement entre cette présence et un appel diffusé sur les réseaux sociaux dans les jours précédant le rassemblement. Un coach sportif, présenté comme influenceur, y invitait à constituer des groupes de soutien aux commerçants du centre-ville, redoutant de nouveaux débordements après ceux du 17 octobre. Cette initiative, présentée par certains comme une démarche citoyenne, avait suscité des interrogations quant à ses véritables intentions avant même la journée du 24 octobre.

À ce stade, aucune charge n'a été retenue contre quiconque et il appartiendra à la justice de qualifier précisément ces événements.

À retenir

  • Le maire Michaël Delafosse va saisir le procureur de la République (article 40)
  • Un groupe de 15 à 20 hommes proches de l'ultradroite aurait agi en marge du cortège
  • Le lien avec un appel à l'aide aux commerçants lancé avant la manifestation interroge
  • Le comportement des forces de l'ordre face à ce groupe fait aussi débat

Questions fréquentes

Que va-t-il se passer maintenant ?
Le maire doit déposer dans les prochains jours un article 40 auprès du procureur de la République, qui pourra décider ou non d'ouvrir une enquête.
Pourquoi ce groupe est-il mis en cause ?
Selon plusieurs médias locaux, des vidéos le montreraient en train de frapper des manifestants sans intervention immédiate des forces de l'ordre, mais aucune charge judiciaire n'a été établie à ce stade.

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