Montpellier : ce que montrent les vidéos du 24 octobre sur les CRS et les militants d'ultradroite

La rédaction·
Montpellier : ce que montrent les vidéos du 24 octobre sur les CRS et les militants d'ultradroite

En bref

  • Les faits se sont déroulés le samedi 24 octobre, lors d'un rassemblement interdit par la préfecture de l'Hérault, place de la Comédie et rue de la Loge notamment.
  • Des images vérifiées montrent des militants d'ultradroite frappant des manifestants sans que les CRS n'interviennent, selon plusieurs médias.
  • Le ministre de l'Intérieur assure que les forces de l'ordre n'ont protégé personne ; le maire de Montpellier dénonce une « milice d'extrême droite » et réclame une enquête.
  • Le parquet de Montpellier a ouvert une investigation pour identifier les individus en civil auteurs de violences.

Le samedi 24 octobre, un rassemblement interdit par la préfecture de l'Hérault a donné lieu à des affrontements dans le centre de Montpellier. Des groupes d'ultradroite y ont été repérés à plusieurs reprises, notamment place de la Comédie et rue de la Loge. Six jours plus tard, la diffusion d'images authentifiées et de témoignages relance une question qui agite le monde politique : les forces de l'ordre ont-elles laissé faire ces militants ?

Ce que décrivent les images

Selon plusieurs enquêtes journalistiques, le premier coup aurait été porté par des militants d'ultradroite, l'un d'eux maniant une matraque télescopique. À quelques dizaines de mètres, un cordon de CRS serait resté sans réaction. La charge policière aurait été déclenchée au moment où des manifestants répliquaient : les interpellations auraient alors visé ces derniers, et non les militants, dont certains se seraient repliés derrière les policiers sans être inquiétés.

MomentCe que montrent les images
Milieu d'après-midi, Comédie et rue de la LogePremier coup porté par l'ultradroite, matraque télescopique, CRS à distance
Charge policièreInterpellations de manifestants, militants épargnés
Plus tard, près de l'office de tourismeTrois hommes traînent un manifestant au sol vers des CRS, l'un le frappe au visage, sans intervention

Près de l'office de tourisme, trois individus auraient tiré un homme à même le sol en direction d'un groupe de CRS ; l'un d'eux l'aurait frappé au visage, et tous trois seraient repartis librement.

Le démenti de l'exécutif

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a nié toute protection comme toute concertation avec ces groupes. Il avait pourtant évoqué, le soir même, des militants cherchant à protéger des commerces face à l'ultragauche, avant d'assurer deux jours plus tard que les forces de l'ordre « ne protègent personne, certainement pas ».

À Montpellier, le maire socialiste Michaël Delafosse a dénoncé sur X une « milice d'extrême droite » ayant fait « usage de la violence », et demandé que la justice enquête.

Une enquête ouverte

La préfète de l'Hérault a annoncé avoir saisi le procureur de la République, tout en affirmant que les forces de l'ordre étaient intervenues à plusieurs reprises pour disperser ces groupes. Le parquet de Montpellier a confirmé l'ouverture d'une enquête destinée à identifier les individus en civil auteurs de violences.

La polémique reste vive alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est annoncée dans les rues.

À retenir

  • Les violences se sont produites le 24 octobre, en marge d'une manifestation interdite par la préfecture.
  • Plusieurs médias affirment, images à l'appui, que les CRS n'ont pas intercepté les militants d'ultradroite.
  • Le parquet de Montpellier enquête pour identifier les auteurs de violences en civil.

Questions fréquentes

Que s'est-il passé le 24 octobre à Montpellier ?
Un rassemblement interdit par la préfecture a été le théâtre d'affrontements entre des manifestants et des groupes d'ultradroite, dans le centre-ville.
Une enquête a-t-elle été ouverte ?
Oui : la préfète de l'Hérault a saisi le procureur, et le parquet de Montpellier a indiqué enquêter pour identifier les individus en civil auteurs de violences.
Que répond le ministère de l'Intérieur ?
Le ministre assure que les forces de l'ordre n'ont protégé personne et n'ont jamais agi en concertation avec ces groupes.

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