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Étang d'Ingril : le Thau Kite Club débouté par la justice, l'incendie de Frontignan rapidement maîtrisé

La rédaction·
Étang d'Ingril : le Thau Kite Club débouté par la justice, l'incendie de Frontignan rapidement maîtrisé

En bref

  • Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours en urgence du Thau Kite Club contre l'arrêté municipal réglementant l'étang d'Ingril
  • Celui de Toulon avait déjà débouté l'association sur l'arrêté préfectoral quelques jours plus tôt
  • Les juges estiment qu'il n'y a pas de préjudice suffisant, la pratique restant possible via les écoles ou d'autres sites
  • Un jugement sur le fond est attendu dans plus d'un an
  • Un incendie signalé le 9 juillet à Frontignan a été rapidement maîtrisé puis éteint par les pompiers

Deux actualités distinctes concernent Frontignan ces dernières semaines : un feu rapidement circonscrit et une bataille judiciaire autour de la pratique du kitesurf sur l'étang d'Ingril, spot bien connu des amateurs de glisse du littoral héraultais.

Un feu maîtrisé en fin d'après-midi

Les pompiers sont intervenus le 9 juillet après avoir été alertés d'un départ de feu vers 13h45. L'incendie aurait été rapidement pris en charge et éteint en cours d'après-midi, selon plusieurs médias locaux. Aucune précision supplémentaire n'a été communiquée sur les circonstances exactes du sinistre.

Kitesurf : deux revers judiciaires pour les pratiquants libres

Le dossier de l'étang d'Ingril, lui, s'étire sur plusieurs semaines. Depuis le 30 juin, deux arrêtés — l'un de la préfecture maritime de Méditerranée, l'autre de la mairie de Frontignan — encadrent strictement les usages du plan d'eau. Résultat : la pratique libre du kitesurf, du wingfoil et de la planche à voile y est provisoirement interdite, la priorité étant désormais donnée à la pêche.

Le Thau Kite Club, qui fédère plus de 475 pratiquants, a immédiatement contesté ces textes devant la justice. Coup sur coup, ses deux référés-suspension ont été rejetés :

  • Le tribunal administratif de Toulon a d'abord débouté l'association sur l'arrêté préfectoral
  • Celui de Montpellier a fait de même, quelques jours plus tard, concernant l'arrêté municipal

Dans les deux cas, les magistrats ont retenu un même motif : l'absence de préjudice financier démontré pour le club, et la possibilité de continuer à pratiquer via les cinq écoles de voile autorisées sur le site.

Ce que conteste l'association

La présidente du TKC récuse cet argument économique, qu'elle dit n'avoir jamais mis en avant. Selon elle, l'enjeu est avant tout sécuritaire : les pratiquants libres seraient désormais contraints de se rapprocher de la mer ou de se reporter vers d'autres plans d'eau du département, déjà saturés en pleine saison.

L'association évoque notamment la situation du site de Sainte-Eugène, qu'elle décrit comme surchargé de baigneurs l'été, ainsi que la rareté des spots alternatifs praticables par vent de tramontane sur l'étang de Thau.

Et maintenant ?

Ces rejets ne concernent que les procédures d'urgence. Le TKC a également déposé deux recours sur le fond, qui seront examinés par la justice dans un peu plus d'un an. L'association affirme vouloir poursuivre le combat et appelle les pratiquants à se mobiliser, sans se décourager du premier revers subi.

Infos pratiques

Lieu concerné
Étang d'Ingril, Frontignan
Arrêtés en vigueur depuis
30 juin
Décisions de justice
Toulon puis Montpellier, fin juillet
Jugement sur le fond
Attendu dans un peu plus d'un an

À retenir

  • La pratique libre du kitesurf reste interdite sur l'étang d'Ingril, seules les écoles peuvent y enseigner
  • Les recours en urgence ont échoué devant deux tribunaux administratifs distincts
  • Le combat juridique se poursuit avec des recours sur le fond encore à juger

Questions fréquentes

Peut-on encore faire du kitesurf sur l'étang d'Ingril ?
Seuls les cours dispensés par les cinq écoles de voile autorisées restent possibles ; la pratique libre est interdite depuis le 30 juin.
Le combat judiciaire est-il terminé ?
Non, seuls les référés-suspension ont été rejetés. Les recours sur le fond seront examinés dans plus d'un an.

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