Eau, transports, sécurité sanitaire : trois chantiers validés par le Département de l'Hérault

En bref
- 40 000 € votés pour les études du futur pôle d'échanges multimodal (PEM) de Vic-Mireval, près de Sète
- La fréquentation de la halte ferroviaire de Vic-Mireval est passée de 15 000 à 60 000 voyageurs par an en cinq ans
- L'Acte 2 du plan PURE (2026-2028) renforce la stratégie départementale face aux crises de l'eau
- Une convention avec l'État prévoit 403 497 € HT pour le Laboratoire départemental vétérinaire en 2027
Transport, eau potable, sécurité sanitaire : la session de l'Assemblée départementale du 19 octobre a traité plusieurs dossiers qui concernent directement le quotidien des Héraultais, sans faire la Une mais avec des conséquences concrètes sur les années à venir.
Un coup de pouce pour la gare de Vic-Mireval
Le Département a voté une aide de 40 000 € pour accompagner Sète agglopôle méditerranée dans les études du futur pôle d'échanges multimodal (PEM) de Vic-Mireval, un équipement censé faciliter le passage entre le train, le bus, le vélo et la voiture autour de la halte ferroviaire.
Le dossier illustre une tendance de fond : la fréquentation de cette gare a bondi ces dernières années.
| Indicateur | Il y a 5 ans | Aujourd'hui |
|---|---|---|
| Voyageurs par an | 15 000 | 60 000 |
Cette hausse devrait se poursuivre avec la montée en puissance du Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée, le projet de RER à la montpelliéraine. Après une étude de faisabilité menée en 2025-2026, les partenaires ont décidé de lancer les études opérationnelles, dites d'avant-projet (AVP) et de projet (PRO), pour un coût total de 400 000 € HT. La participation départementale, à hauteur de 10 %, s'inscrit dans le Programme de sauvegarde de cofinancement territorial (PSCT), créé en 2025 pour sécuriser le financement des projets structurants portés par les collectivités du territoire. Il ne s'agit à ce stade que de financer les études : le calendrier et le coût des travaux eux-mêmes ne sont pas encore arrêtés.
Eau potable : un plan d'urgence prolongé jusqu'en 2028
Autre dossier voté lundi : l'Acte 2 du Plan d'Urgence pour la Ressource en Eau potable (PURE), pour la période 2026-2028. Lancé en 2024 en pleine crise de sécheresse, ce plan associe l'État, le Département et l'Association des maires de l'Hérault pour aider les communes à faire face aux tensions sur l'eau.
Le communiqué du Département rappelle que les épisodes extrêmes se sont enchaînés depuis : tempête Nils, mégafeux, sécheresses et canicules à répétition. Sur le littoral méditerranéen, la pression sur la ressource en eau s'installe désormais dans la durée, avec des services essentiels régulièrement fragilisés par ces aléas climatiques.
Le 2 octobre, le président du Département a signé cette nouvelle feuille de route aux côtés de la préfète de l'Hérault Chantal Mauchet, du président de l'Association des maires de l'Hérault Frédéric Roig, et de la directrice de la délégation territoriale de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Julie Colomb.
Les axes de ce deuxième acte
- Renforcer la préparation et la professionnalisation des collectivités face aux crises
- Développer le partage de connaissances et de retours d'expérience entre territoires
- Mieux identifier les vulnérabilités locales
- Favoriser des solutions durables adaptées aux réalités de l'Hérault
Le Laboratoire vétérinaire départemental financé pour 2027
Troisième volet : les élus ont adopté une convention financière avec l'État pour assurer le financement du Laboratoire départemental vétérinaire (LDV 34), qui réalise des contrôles sanitaires et alimentaires officiels pour le compte de l'État.
Depuis 2024, une partie de ces missions est compensée financièrement par l'État, dans le cadre d'un mandat de service d'intérêt économique général (SIEG), censé couvrir une fraction des coûts supportés par le laboratoire pour ce service public. Pour 2027, la convention prévoit une compensation prévisionnelle de 403 497 € HT, versée en deux fois : la moitié à la signature, le solde dans un second temps.
Pourquoi ça compte pour les Montpelliérains
Ces trois votes, pris isolément, peuvent sembler techniques. Mis bout à bout, ils dessinent une même logique : anticiper les besoins liés à la croissance démographique et aux dérèglements climatiques, qu'il s'agisse de se déplacer autrement, de sécuriser l'eau du robinet ou de garantir la sécurité sanitaire des aliments consommés dans le département.
À retenir
- Le Département soutient à hauteur de 40 000 € les études du futur pôle d'échanges multimodal de Vic-Mireval, porté par Sète agglopôle méditerranée.
- La fréquentation de la halte ferroviaire de Vic-Mireval a quadruplé en cinq ans, passant de 15 000 à 60 000 voyageurs par an.
- L'Acte 2 du plan PURE (2026-2028) vise à renforcer la résilience du territoire face aux crises climatiques et hydriques.
- Une convention avec l'État prévoit une compensation de 403 497 € HT pour les missions de service public du laboratoire vétérinaire départemental en 2027.
Questions fréquentes
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