Blocage des lycées : 13 défèrements dans l'Hérault après des violences à Béziers

En bref
- 26 interpellations depuis le 1er octobre à Béziers, Agde et Pézenas
- 85 % des personnes interpellées sont mineures
- 13 mis en cause déférés devant un juge (11 mineurs, 2 majeurs)
- 9 affaires classées sans suite faute de preuves suffisantes
- Abribus détruits, poubelles incendiées, deux policiers blessés lundi à Béziers
- Neuf interpellations supplémentaires mardi à Montpellier
Le mouvement de blocage des lycées qui agite l'Hérault depuis le début du mois d'octobre a débouché sur une réponse judiciaire d'ampleur. Policiers et gendarmes ont procédé à 26 interpellations à Béziers, Agde et Pézenas, chacune suivie d'un placement en garde à vue.
Une immense majorité de mineurs
Sur les 26 personnes interpellées, 85 % étaient mineures, les 15 % restants étant des majeurs. Le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a précisé que, dans vingt de ces cas, la garde à vue se justifiait notamment par des violences commises envers des représentants de l'autorité publique. Selon le magistrat, la plupart des personnes concernées n'avaient pas ou peu de passé judiciaire et étaient, pour l'essentiel, encore scolarisées.
Treize renvois devant un juge
Plusieurs semaines après le début de la mobilisation, le parquet biterrois a rendu ses premières décisions, certaines procédures restant encore en cours après les incidents de lundi et mardi.
| Décision judiciaire | Nombre de personnes |
|---|---|
| Classement sans suite (preuves insuffisantes) | 9 affaires |
| Défèrement pour présentation immédiate à un juge | 11 mineurs + 2 majeurs |
| Convocation en justice | 1 mineur |
Le procureur rappelle que le droit de manifester, garanti par la Constitution, doit s'exercer dans le respect des lois, des personnes et des biens. Les violences envers les policiers, gendarmes ou personnels de l'Éducation nationale, tout comme les dégradations de biens publics, sont passibles de plusieurs années d'emprisonnement. Il souligne par ailleurs que les parents restent civilement responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs.
Du mobilier urbain détruit, des policiers blessés
À Béziers, les tensions ont pris une tournure concrète pour les habitants : des abribus ont été détruits et plusieurs poubelles incendiées en marge des rassemblements. Lundi, deux policiers ont été blessés lors d'échauffourées, selon plusieurs médias locaux.
Le mouvement gagne aussi Montpellier
La mobilisation ne s'est pas limitée au Biterrois. Mardi 6 octobre, neuf nouvelles interpellations suivies de gardes à vue ont eu lieu à Montpellier, a indiqué la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, qui a par ailleurs exprimé son soutien aux forces de l'ordre mobilisées sur l'ensemble du département.
Infos pratiques
- Période concernée
- Depuis le 1er octobre 2026
- Secteurs touchés
- Béziers, Agde, Pézenas, Montpellier
- Procureur en charge
- Arnaud Faugère (parquet de Béziers)
À retenir
- Les mineurs représentent 85 % des personnes interpellées
- 13 mis en cause ont été déférés devant un juge, 9 affaires classées sans suite
- Les parents restent financièrement responsables des dégâts causés par leurs enfants mineurs
- Le mouvement s'est étendu à Montpellier mardi avec neuf nouvelles interpellations
Questions fréquentes
Pourquoi autant de mineurs sont-ils concernés ?Ne ratez plus rien
L’actu de Montpellier, chaque matin
Un seul e-mail par jour, l’essentiel de ce qu’il s’est passé ici. Gratuit.
Rythme modifiable · désinscription en 1 clic
Continuez sur toutmontpellier
Les meilleures adresses et idées de sortie, près de chez vous.
À lire aussi
D’autres actus de Montpellier

Montpellier : près de 300 commerçants dans la rue pour le Grand Bazar d'automne jusqu'à samedi
il y a 4min

La Foire internationale de Montpellier met le Canada à l'honneur du 9 au 19 octobre
il y a 59min

Opération Brioches : l’Unapei 34 reçue le 12 octobre à l’Hôtel du Département
il y a 59min

Montpellier : la médiathèque Émile Zola se mobilise contre le sans-abrisme avec films et rencontres
il y a 1h