Blocus des lycées : la justice administrative autorise les drones de surveillance au-dessus de sept établissements montpelliérains

La rédaction·
Blocus des lycées : la justice administrative autorise les drones de surveillance au-dessus de sept établissements montpelliérains

En bref

  • Un arrêté pris le 12 octobre par la préfète de l'Hérault autorise les drones au-dessus de sept lycées jusqu'à vendredi 16 octobre
  • Établissements concernés : Joffre, Clemenceau, Léonard-de-Vinci, Jean-Monnet, Mermoz, Jules-Guesde et Mendès-France
  • Le Syndicat des avocats de France avait saisi la justice administrative pour atteinte aux libertés de circulation
  • Le tribunal administratif a validé l'arrêté ce mercredi, jugeant la mesure limitée dans le temps et proportionnée
  • La préfecture justifie ce dispositif par des violences constatées en marge du mouvement (incendies, jets de pierres, tensions avec des parents)

Le mouvement de blocus qui touche plusieurs lycées montpelliérains depuis plusieurs semaines continue d'opposer la préfecture de l'Hérault aux défenseurs des libertés publiques. Cette fois, c'est le recours à des drones de surveillance qui était au cœur des débats, ce mercredi, devant le tribunal administratif de Montpellier.

Ce que prévoit l'arrêté préfectoral

Le 12 octobre, la préfète Chantal Mauchet a signé un texte autorisant le survol par drones de sept établissements jusqu'à ce vendredi, dans le cadre de la prévention des troubles à l'ordre public. Sont concernés :

  • le lycée Joffre
  • le lycée Clemenceau
  • le lycée Léonard-de-Vinci
  • le lycée Jean-Monnet
  • le lycée Mermoz
  • le lycée Jules-Guesde
  • le lycée Mendès-France

Ce nouvel arrêté, plus resserré dans son périmètre et sa durée, fait suite à un précédent texte visant onze établissements de Montpellier et de Lattes, que la justice avait jugé trop imprécis et donc suspendu.

Un bras de fer juridique autour des libertés

Le Syndicat des avocats de France avait porté l'affaire devant le juge des référés, estimant la mesure disproportionnée et attentatoire à la liberté d'aller et venir. Pour la défense, le périmètre des zones survolées resterait flou et les autres moyens déjà disponibles - patrouilles de police et de gendarmerie, caméras de vidéosurveillance municipales - suffiraient sans qu'il soit besoin de recourir à des drones.

Face à ces arguments, les représentants de l'État ont fait valoir que :

  • le périmètre aurait été clarifié par la publication de plans précis
  • les drones ne captent ni son ni images permettant une reconnaissance faciale
  • plusieurs incidents - départs de feu, jets de pierres, accrochages entre lycéens et parents - justifieraient ce renfort de surveillance

La décision du tribunal

Le juge des référés a finalement donné raison à la préfecture, estimant que l'usage des drones, limité à la période du 12 au 16 octobre et à une plage horaire définie en journée, ne constituait pas une atteinte disproportionnée au regard des objectifs de maintien de l'ordre. Les drones pourront donc continuer de survoler les abords des sept lycées jusqu'à la veille des vacances scolaires.

Cette décision intervient alors que la mobilisation lycéenne se poursuit à Montpellier, portée depuis plusieurs semaines par des élèves qui disent rester déterminés malgré la fatigue du mouvement.

Infos pratiques

Lycées concernés
Joffre, Clemenceau, Léonard-de-Vinci, Jean-Monnet, Mermoz, Jules-Guesde, Mendès-France
Durée de l'autorisation
Du 12 au 16 octobre 2026, en journée
Décision de justice
Rejet du recours par le tribunal administratif de Montpellier le 14 octobre

À retenir

  • La justice administrative a validé l'usage de drones, jugé proportionné car limité dans le temps et le périmètre
  • C'est le deuxième arrêté préfectoral sur ce sujet en une semaine, le premier ayant été jugé trop imprécis
  • Le mouvement de blocus lycéen se poursuit à Montpellier malgré plusieurs semaines de mobilisation

Questions fréquentes

Les drones enregistrent-ils le son ou les visages ?
Selon la préfecture, les appareils ne captent pas de son et ne permettent pas de reconnaissance faciale.
Jusqu'à quand les drones peuvent-ils être utilisés ?
L'autorisation court jusqu'à vendredi 16 octobre, veille des vacances scolaires.

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