Béziers : un collégien de 13 ans en garde à vue après le jet d'un cocktail Molotov sur des policiers

La rédaction·
Béziers : un collégien de 13 ans en garde à vue après le jet d'un cocktail Molotov sur des policiers

En bref

  • Faits survenus mercredi 7 octobre vers midi, près du collège de la Dullague, quartier de la Grangette à Béziers
  • Un adolescent de 13 ans et demi aurait jeté l'engin incendiaire vers deux véhicules de police
  • Selon le parquet, aucun policier n'a été blessé et aucun véhicule n'a été endommagé
  • Le collégien, placé en garde à vue, est convoqué le 19 novembre devant le juge des enfants
  • L'épisode s'ajoute à une série d'interpellations liées au mouvement lycéen à Béziers et Montpellier depuis début octobre

Le mouvement de contestation lycéenne qui agite plusieurs établissements de l'Hérault depuis le début du mois a connu un nouvel épisode de tension ce mercredi 7 octobre à Béziers. Un collégien de 13 ans et demi a été interpellé après avoir lancé un cocktail Molotov en direction de policiers, en marge d'un dispositif de maintien de l'ordre.

Un engin incendiaire jeté près du collège de la Dullague

Selon le parquet de Béziers, deux équipages de police étaient positionnés en matinée à proximité du collège de la Dullague, dans le quartier de la Grangette, pour encadrer le mouvement lycéen. Les fonctionnaires auraient essuyé des provocations répétées de la part d'un groupe de trente à cinquante personnes dissimulant leur visage.

Vers midi, l'une d'elles se serait détachée du groupe pour s'approcher des véhicules et jeter un cocktail Molotov dans leur direction. L'un des équipages aurait dû manœuvrer en urgence pour reculer, tandis que l'engin se serait finalement écrasé et enflammé devant le pare-chocs d'une des voitures. Ni les policiers ni les véhicules n'auraient été touchés.

« Pour leur faire peur » : la version du collégien

L'auteur présumé du jet, scolarisé à la Dullague, a été interpellé sur-le-champ et placé en garde à vue pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, aggravées par l'usage d'une arme. Entendu par les enquêteurs, il aurait expliqué avoir reçu le cocktail Molotov d'un autre membre du groupe, qui lui aurait demandé de le lancer vers les policiers.

Il reconnaît avoir allumé l'engin, mais affirme ne pas avoir visé directement les véhicules, assurant avoir volontairement lancé le projectile à proximité, « pour leur faire peur », selon les propos rapportés par le parquet. Sans antécédent judiciaire, l'adolescent doit par ailleurs comparaître le 19 novembre devant le juge des enfants de Béziers dans une autre procédure, pour des violences aggravées. Sa garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, se poursuivait en fin de journée.

Un mouvement lycéen marqué par de nombreuses interpellations

Cet épisode intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des blocus lycéens à Béziers et Montpellier. Selon plusieurs médias locaux, une quinzaine de personnes ont été interpellées le même jour par les policiers de la sûreté départementale pour des faits de violences en marge des mobilisations.

Plus largement, le parquet de Béziers indique que 26 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue depuis le 1er octobre, dont une large majorité de mineurs. Treize d'entre elles, dont deux majeures, ont été déférées devant un juge pour une présentation immédiate, tandis que neuf dossiers ont été classés sans suite faute de charges suffisantes.

Le parquet rappelle que le droit de manifester doit s'exercer dans le respect des personnes et des biens, et que les parents demeurent civilement responsables des dégradations commises par leurs enfants mineurs. La préfecture de l'Hérault a de son côté apporté son soutien aux forces de l'ordre, évoquant des jets de projectiles et de mortiers lors de ces rassemblements.

Infos pratiques

Date des faits
Mercredi 7 octobre 2026
Lieu
Quartier de la Grangette, près du collège de la Dullague, Béziers
Convocation judiciaire
19 novembre 2026, juge des enfants de Béziers

À retenir

  • Aucun blessé ni dégât matériel n'a été recensé après le jet du cocktail Molotov
  • Le mineur encourt une procédure pour violences aggravées sur personne dépositaire de l'autorité publique
  • 26 interpellations ont eu lieu à Béziers depuis le 1er octobre dans le cadre du mouvement lycéen
  • Les parents restent civilement responsables des dommages causés par un enfant mineur

Questions fréquentes

Le collégien a-t-il été écroué ?
Non, selon les éléments communiqués par le parquet, il était toujours en garde à vue mercredi soir, une mesure qui peut durer jusqu'à 48 heures avant une décision judiciaire.
Pourquoi ces tensions autour des lycées de Béziers ?
Elles s'inscrivent dans un mouvement de mobilisation lycéenne qui a donné lieu à plusieurs blocus et affrontements avec les forces de l'ordre à Béziers et Montpellier depuis début octobre.

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