Montpellier : un client tire sur un pizzaiolo après avoir critiqué ses pizzas, procès renvoyé au 30 octobre

En bref
- Camion à pizza visé par un tir d'arme à feu le lundi 14 septembre, vers 22h, au Plan des 4 Seigneurs (quartier Hôpitaux-Facultés)
- Un client de 32 ans, très alcoolisé, aurait ouvert le feu vers le gérant après avoir critiqué la qualité des pizzas
- Un employé menacé au cou avec l'arme, un client blessé à la tête par le volet du camion rabattu violemment
- Le suspect, localisé peu après chez un ami du quartier, se serait violemment rebellé lors de son interpellation
- Écroué le 17 septembre, il sera jugé le 30 octobre par le tribunal judiciaire de Montpellier
Une soirée ordinaire de service a viré à l'affrontement, lundi 14 septembre en fin de soirée, devant un camion à pizza installé au Plan des 4 Seigneurs, dans le secteur résidentiel des Hôpitaux-Facultés au nord de Montpellier. Selon plusieurs médias locaux, le gérant du commerce aurait été visé par un coup de feu, un employé menacé et un client blessé, avant l'interpellation mouvementée d'un homme de 32 ans.
Une dispute autour de la qualité des pizzas
Il serait environ 22 heures lorsque tout bascule. Quelques clients patientent encore en terrasse quand un individu s'installe près du camion sans rien commander. Il se serait mis à critiquer bruyamment les pizzas, jugées mauvaises, sous l'effet d'une forte alcoolisation. Le pizzaiolo tente de calmer le jeu, en vain : l'échange dégénère en une altercation verbale qui s'éternise près d'une demi-heure.
Exaspéré, le commerçant annonce vouloir prévenir la police et s'éloigne pour mettre la recette du jour à l'abri dans son véhicule garé à proximité. L'homme le suit alors, sortirait une arme de poing et ferait feu une fois dans sa direction. Aucun blessé n'aurait été à déplorer à ce stade.
L'individu retourne ensuite vers le camion. Il pointerait l'arme au niveau du cou d'un employé en formation, avant de s'en prendre verbalement, avec virulence, à un second salarié occupé au nettoyage. En repartant, il aurait rabattu si brutalement le volet du véhicule que celui-ci aurait blessé à la tête un client venu chercher sa commande. L'homme prend alors la fuite.
Une arrestation violente dans une résidence voisine
Alertés qu'un homme armé sévissait dans le secteur, les policiers de la brigade anticriminalité se rendent sur place. Grâce aux témoignages recueillis dans le voisinage, ils localisent rapidement l'appartement où le fuyard se serait réfugié, chez un ami présenté comme étranger aux faits.
Interpellé à sa sortie du logement, l'homme se serait violemment débattu, cherchant à frapper les policiers à coups de poing, de pied et de tête, rendant la pose des menottes particulièrement difficile. Il se serait même cogné volontairement la tête contre un mur pour tenter d'imputer ses blessures aux forces de l'ordre — une version que l'ami présent dans l'appartement n'aurait pas confirmée.
L'arme utilisée n'a jamais été retrouvée. Selon un témoin connaisseur d'armement, il pourrait en réalité s'agir d'un pistolet airsoft. Placé en garde à vue, l'homme aurait refusé de se soumettre à l'éthylotest et choisi de garder le silence pendant toute son audition.
Détention provisoire et procès reporté au 30 octobre
Déféré devant le parquet de Montpellier le jeudi 17 septembre, le trentenaire — originaire de Seine-Saint-Denis — a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Présenté dès le lendemain après-midi à l'audience des comparutions immédiates, il est resté peu loquace et a demandé un délai pour préparer sa défense. Les faits n'ont donc pas été examinés sur le fond ; seuls des éléments relatifs à son passé judiciaire ont été évoqués à l'audience.
« Votre casier fait état de quinze mentions pour outrages, violences, évasion, détention de stupéfiants… Avec une dernière sortie de prison en 2024. »
selon les propos tenus par la présidente du tribunal. L'avocate de la défense a, de son côté, contesté la qualification retenue, estimant que les circonstances relèveraient davantage d'une tentative de meurtre qu'd'un simple usage d'arme.
Le procès a finalement été renvoyé au 30 octobre. D'ici là, l'homme reste détenu.
Infos pratiques
- Lieu des faits
- Plan des 4 Seigneurs, quartier Hôpitaux-Facultés, Montpellier
- Date des faits
- Lundi 14 septembre, vers 22h
- Interpellation
- Le soir même, dans une résidence voisine
- Défèrement au parquet
- Jeudi 17 septembre
- Comparution immédiate
- Vendredi 18 septembre
- Procès renvoyé au
- 30 octobre
À retenir
- Le tir n'aurait fait aucun blessé, mais un employé a été menacé et un client blessé à la tête par le volet du camion
- L'arme utilisée, jamais retrouvée, pourrait être un pistolet airsoft selon un témoin
- Le mis en cause a quinze mentions à son casier judiciaire et reste en détention provisoire jusqu'au 30 octobre
Questions fréquentes
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