Addictions : Michaël Delafosse réclame avec onze autres maires la pérennisation légale des Haltes Soins Addictions

La rédaction·
Addictions : Michaël Delafosse réclame avec onze autres maires la pérennisation légale des Haltes Soins Addictions

En bref

  • Douze villes, dont Montpellier, ont signé mercredi 30 septembre 2026 un courrier commun adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu
  • Elles demandent la pérennisation légale des Haltes Soins Addictions (HSA) et de leur financement
  • Trois évaluations indépendantes convergent : baisse des risques sanitaires, moins de seringues et de consommation dans l'espace public, meilleur accès au soin
  • Aucun effet d'augmentation de la délinquance n'a été constaté selon ces études
  • Les villes signataires sont soit déjà dotées d'une HSA, soit fortement concernées par la consommation de stupéfiants sur l'espace public

Un front commun de douze villes face à l'État

Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, a joint sa signature, mercredi 30 septembre 2026, à un courrier collectif adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu. Il s'agit d'une démarche menée avec onze autres édiles de grandes villes françaises : Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Strasbourg, Lille, Rennes, Villeurbanne, Grenoble, Tours et Nancy.

L'objet de ce courrier : demander la pérennisation légale des Haltes Soins Addictions (HSA), ces structures d'accueil et de soin destinées aux personnes consommatrices de drogues, ainsi qu'un renforcement des moyens consacrés à la réduction des risques et des dommages liés aux addictions.

Pourquoi ces villes se mobilisent

Selon le communiqué de la Ville de Montpellier, les douze signataires ont un point commun : elles disposent aujourd'hui d'une HSA sur leur territoire, ou sont fortement concernées par la consommation de stupéfiants dans l'espace public. Leur objectif affiché est de sortir ces dispositifs d'un statut expérimental pour les inscrire durablement dans le droit commun, avec un financement pérenne garanti par l'État.

Ce que disent les évaluations

Le communiqué met en avant trois évaluations indépendantes et successives, dont les constats convergeraient sur plusieurs points :

  • une réduction des risques sanitaires pour les personnes usagères de drogues ;
  • une baisse des consommations et des seringues abandonnées dans l'espace public ;
  • un accès facilité aux soins et à l'accompagnement vers une prise en charge ;
  • l'absence d'effet d'augmentation de la délinquance dans les secteurs concernés.
Les villes signataires « tiennent collectivement à alerter l'État sur la nécessité d'inscrire de façon pérenne les Haltes Soins Addictions et leur financement dans le droit commun ».

Pourquoi ça concerne les Montpelliérains

La question de la consommation de stupéfiants dans l'espace public et de ses conséquences — seringues abandonnées, nuisances, accès aux soins pour les personnes en difficulté — touche directement la vie de quartier dans plusieurs grandes villes, Montpellier comprise. En demandant une pérennisation légale plutôt qu'un maintien au coup par coup, les maires signataires cherchent à sécuriser dans la durée le financement et le cadre juridique de ces structures, présentées comme des outils à la fois sanitaires et d'apaisement de l'espace public.

Et maintenant ?

Le courrier a été transmis au Premier ministre. Sa version intégrale est disponible au téléchargement via le communiqué de presse de la Ville de Montpellier. Aucune réponse du gouvernement n'est mentionnée à ce stade par les services de la Ville.

Infos pratiques

Date du courrier
Mercredi 30 septembre 2026
Destinataire
Sébastien Lecornu, Premier ministre
Signataires
12 maires : Montpellier, Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Strasbourg, Lille, Rennes, Villeurbanne, Grenoble, Tours, Nancy
Objet
Pérennisation légale des Haltes Soins Addictions (HSA) et de leur financement

À retenir

  • Michaël Delafosse a cosigné un courrier avec onze autres maires de grandes villes françaises demandant la pérennisation légale des HSA
  • Trois évaluations indépendantes constatent une baisse des risques sanitaires et des nuisances dans l'espace public, sans hausse de la délinquance
  • La demande porte sur une inscription durable des HSA et de leur financement dans le droit commun, plutôt qu'un dispositif expérimental

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une Halte Soins Addictions (HSA) ?
Le communiqué ne détaille pas son fonctionnement précis, mais la présente comme un dispositif de réduction des risques pour les personnes consommatrices de drogues, visant à limiter les risques sanitaires et les consommations dans l'espace public tout en favorisant l'accès aux soins.
Pourquoi ce courrier maintenant ?
Les douze maires signataires souhaitent que l'État inscrive durablement ces structures et leur financement dans le droit commun, après plusieurs évaluations indépendantes jugées positives.
Les HSA augmentent-elles la délinquance ?
Selon les trois évaluations indépendantes citées par la Ville de Montpellier, aucun effet d'augmentation de la délinquance n'a été observé.

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