Montpellier : Michaël Delafosse relance la bataille des salles de shoot mobiles

La rédaction·
Montpellier : Michaël Delafosse relance la bataille des salles de shoot mobiles

En bref

  • Michaël Delafosse cosigne avec onze autres maires un courrier au Premier ministre pour pérenniser les Haltes soins addictions.
  • Ces structures, souvent appelées "salles de shoot", permettent une consommation de drogue encadrée par des professionnels, dans un but de réduction des risques.
  • L'expérimentation nationale court jusqu'au 31 décembre 2027 ; depuis mai 2026, les formats mobiles sont autorisés.
  • À Montpellier, le projet prendrait la forme d'un bus, avec Figuerolles comme quartier prioritaire.
  • La concrétisation du projet montpelliérain dépend entièrement de la décision de l'État.

Michaël Delafosse remet sur la table son projet de "salle de shoot" mobile à Montpellier. Avec onze autres maires de grandes villes françaises, l'édile montpelliérain a adressé un courrier au Premier ministre Sébastien Lecornu pour obtenir la pérennisation d'un dispositif dont dépend directement l'avenir du projet local.

Un courrier commun à douze grandes villes

  • Le 30 septembre, Michaël Delafosse a cosigné avec onze homologues de grandes agglomérations une lettre adressée à Matignon.
  • L'objectif : faire sortir les Haltes soins addictions (HSA) de leur statut expérimental et sécuriser leur financement dans la durée.
  • Les édiles réclament que ces structures - connues du public sous le nom de "salles de shoot" - basculent dans le droit commun, comme le sont déjà les CAARUD et les CSAPA.
  • Ils demandent aussi la levée de deux contraintes actuelles : la limitation géographique à deux régions seulement, et l'obligation d'adosser toute nouvelle structure à un hôpital.

Qu'est-ce qu'une Halte soins addictions ?

Derrière ce sigle se cache un espace encadré par des professionnels de santé, où des usagers de drogues injectables peuvent consommer sous surveillance médicale. La double ambition affichée est de limiter les risques sanitaires et de favoriser un accompagnement vers le soin. Le cadre national reste pour l'instant provisoire : l'expérimentation a été prolongée jusqu'au 31 décembre 2027. Nouveauté depuis mai 2026, le cahier des charges autorise désormais des structures mobiles, et plus seulement des lieux fixes.

À Montpellier, le pari d'un bus plutôt que d'un lieu fixe

C'est précisément cette option itinérante qui intéresse la capitale héraultaise. Pendant la campagne des municipales de mars 2026, Michaël Delafosse avait déjà inscrit à son programme la création d'une structure mobile de réduction des risques. Le quartier de Figuerolles a été désigné comme secteur prioritaire, avec notamment des points de récupération pour les seringues usagées.

Reste que la municipalité n'a pas la main sur ce dossier : selon plusieurs médias locaux, la concrétisation du projet montpelliérain dépend entièrement du feu vert de l'État, seul décisionnaire du cadre réglementaire des HSA.

Une démarche appuyée sur plusieurs évaluations

Pour étayer leur demande, les douze maires signataires s'appuient sur trois évaluations scientifiques distinctes consacrées à ce type de dispositif.

Et maintenant ?

Reste à savoir si Matignon répondra favorablement à cette nouvelle mobilisation, qui replace Montpellier parmi les villes candidates à un dispositif mobile de réduction des risques liés à la drogue.

Infos pratiques

Échéance de l'expérimentation nationale
31 décembre 2027
Format envisagé à Montpellier
Bus mobile de réduction des risques
Quartier prioritaire identifié
Figuerolles
Date du courrier au Premier ministre
30 septembre 2026

À retenir

  • Le projet montpelliérain de salle de shoot mobile dépend désormais d'un arbitrage de l'État.
  • Douze maires de grandes villes font front commun pour sortir les Haltes soins addictions du régime expérimental.
  • Figuerolles reste le quartier identifié comme prioritaire à Montpellier.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une Halte soins addictions ?
C'est un espace encadré par des professionnels de santé où des usagers de drogues injectables peuvent consommer sous surveillance, dans un objectif de réduction des risques et d'accès aux soins.
Pourquoi un bus plutôt qu'une salle fixe à Montpellier ?
Le format mobile, autorisé depuis mai 2026, correspond au projet porté par Michaël Delafosse depuis la campagne municipale, avec le quartier de Figuerolles comme secteur prioritaire.

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