Virus West Nile : six chevaux contaminés dans l'Hérault, la préfecture appelle à la vigilance

La rédaction·
Virus West Nile : six chevaux contaminés dans l'Hérault, la préfecture appelle à la vigilance

En bref

  • 6 cas d'infection par le virus West Nile confirmés chez des chevaux dans l'Hérault
  • D'autres suspicions cliniques sont encore à l'étude, résultats en attente
  • Aucune contamination humaine détectée dans le département à ce jour
  • La préfète Chantal Mauchet demande aux éleveurs et vétérinaires équins de renforcer la prévention
  • Le virus circule via les piqûres de moustiques du genre Culex, actifs le soir et la nuit

La direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l'Hérault a recensé six cas confirmés d'infection par le virus West Nile chez des chevaux du département. Plusieurs autres suspicions cliniques restent pour l'instant sans réponse, les analyses étant toujours en cours.

À ce stade, aucune contamination humaine n'a été signalée dans l'Hérault.

La préfecture demande un renforcement de la surveillance

Face à ces résultats, la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, a appelé les éleveurs et les vétérinaires de la filière équine à redoubler d'attention dans les zones jugées à risque. Plusieurs actions sont recommandées :

  • mettre en place des traitements insecticides et des opérations de démoustication autour des élevages ;
  • envisager la vaccination des chevaux ;
  • signaler sans délai toute suspicion clinique de la maladie aux autorités sanitaires.

Une transmission liée aux moustiques et aux oiseaux

Le virus circule grâce aux moustiques, principalement ceux du genre Culex, qui s'infectent en piquant des oiseaux sauvages porteurs de la maladie. Ce moustique, très répandu en métropole, sévit surtout le soir et la nuit, à l'inverse du moustique tigre, plus actif en journée.

Chevaux et, plus rarement, humains ne sont que des « hôtes accidentels » : ils peuvent contracter le virus après une piqûre infectante, mais ne sont pas en mesure de le retransmettre à leur tour.

Des symptômes variables chez les équidés

Chez le cheval, la maladie peut rester quasiment invisible, se limitant à un épisode de fièvre, ou au contraire prendre une forme nerveuse marquée par de l'abattement, des tremblements et des troubles neurologiques. La guérison intervient le plus souvent spontanément en trois à quatre semaines, mais des formes sévères, pouvant conduire à une paralysie voire à la mort de l'animal, restent possibles.

Infos pratiques

Cas confirmés
6 chevaux dans l'Hérault
Cas humains
aucun détecté à ce jour
Vecteur
moustique Culex, actif en soirée et la nuit
Recommandation
signaler toute suspicion clinique aux autorités

À retenir

  • 6 chevaux infectés confirmés dans l'Hérault, d'autres suspicions en cours d'analyse
  • Aucun cas humain recensé pour le moment dans le département
  • La préfecture recommande insecticides, démoustication et vaccination dans les zones à risque

Questions fréquentes

Les humains peuvent-ils être contaminés ?
C'est possible, mais aucun cas humain n'a été détecté dans l'Hérault ; l'homme, comme le cheval, est un hôte accidentel qui ne transmet pas le virus.
Comment le virus se propage-t-il ?
Il est transmis par des moustiques, surtout du genre Culex, qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés.

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