Viols en série via Meetic : l'ex-directeur d'un établissement pour handicapés condamné à 20 ans à Montpellier, il fait appel

La rédaction·
Viols en série via Meetic : l'ex-directeur d'un établissement pour handicapés condamné à 20 ans à Montpellier, il fait appel

En bref

  • Alexandre Karaa, 40 ans, condamné le 15 octobre à vingt ans de réclusion criminelle
  • Reconnu coupable de viols aggravés sur six femmes, rencontrées en grande partie via Meetic
  • Faits situés entre 2016 et 2023
  • Il dirigeait un établissement accueillant des personnes handicapées
  • Il a fait appel : l'affaire sera rejugée devant une cour d'assises avec jurés populaires

La cour criminelle de l'Hérault, qui siège à Montpellier, a rendu son verdict jeudi 15 octobre après un délibéré expéditif. Alexandre Karaa, 40 ans, a été reconnu coupable de viols aggravés sur six femmes et condamné à vingt ans de réclusion criminelle. L'homme, qui dirigeait un établissement accueillant des personnes en situation de handicap, a aussitôt fait savoir qu'il contestait cette décision et qu'il irait en appel.

Une peine portée au maximum autorisé

Vingt ans, c'est le plafond que pouvait prononcer cette juridiction. Une cour criminelle départementale ne compte en effet aucun juré populaire : elle est composée uniquement de magistrats professionnels, et sa compétence se limite aux crimes punis de quinze ou vingt ans de réclusion. Les juges ont assorti la condamnation d'une période de sûreté et d'une mesure de rétention de sûreté liée à sa dangerosité, qui permettra de réexaminer sa situation à l'issue de sa peine.

À l'audience, le président a lui-même relevé que certains faits décrits pouvaient s'apparenter, par leur nature, à des actes de torture ou de barbarie - une qualification qui aurait dépassé le cadre de cette cour et qui n'a donc pas été retenue dans la procédure actuelle.

Des rencontres sur Meetic qui ont mal fini

Les faits jugés s'étendent de 2016 à 2023. Plusieurs des six plaignantes, de jeunes femmes, avaient fait la connaissance de l'accusé sur l'application de rencontres Meetic. Elles ont décrit des agressions sexuelles d'une grande violence, marquées notamment par des étranglements et des coups, et affirment avoir exprimé leur refus en vain. L'une d'elles a résumé devant la cour :

"Tu es un violeur en série, tu voulais faire de nous des objets."

Durant tout le procès, l'accusé a nié avoir violé qui que ce soit, affirmant que les relations étaient consenties. Les parties civiles étaient défendues par Mes Hervé Gerbi, Cécile Chresteil et Virginie Manzi.

L'appel rouvre le dossier devant un jury populaire

En faisant appel, Alexandre Karaa obtient un nouveau procès, cette fois devant une cour d'assises avec des jurés populaires. La qualification de viols accompagnés de tortures ou d'actes de barbarie, écartée en première instance pour des raisons de compétence, pourrait y être examinée. Si elle était retenue, l'accusé encourrait la réclusion criminelle à perpétuité.

Pour les avocats des parties civiles, cet appel confirme surtout l'attitude de déni affichée par l'accusé tout au long de la procédure. Ils assurent que les victimes seront de nouveau accompagnées lors de ce second procès.

Infos pratiques

Lieu du jugement
Cour criminelle de l'Hérault, à Montpellier
Date du verdict
Jeudi 15 octobre
Peine prononcée
20 ans de réclusion criminelle
Suite de la procédure
Appel déposé, nouveau procès devant une cour d'assises

À retenir

  • Vingt ans est la peine maximale que pouvait prononcer cette juridiction, sans jury populaire
  • L'accusé a fait appel et sera rejugé devant une cour d'assises avec des jurés populaires
  • La qualification de torture ou de barbarie pourrait alors être examinée, avec un risque de perpétuité

Questions fréquentes

Pourquoi la peine ne pouvait-elle pas dépasser 20 ans en première instance ?
Parce que l'affaire a été jugée par une cour criminelle départementale, composée uniquement de magistrats professionnels sans jury populaire, compétente pour les crimes punis de 15 ou 20 ans de réclusion.
Que va-t-il se passer maintenant qu'il a fait appel ?
L'affaire sera rejugée devant une cour d'assises avec des jurés populaires. Si la qualification de torture ou d'actes de barbarie est retenue cette fois, l'accusé encourrait la réclusion criminelle à perpétuité.

Ne ratez plus rien

L’actu de Montpellier, chaque matin

Un seul e-mail par jour, l’essentiel de ce qu’il s’est passé ici. Gratuit.

Rythme :

Rythme modifiable · désinscription en 1 clic

À lire aussi

D’autres actus de Montpellier

Montpellito

Votre assistant local

Une question sur Montpellier ?

Montpellito connaît la ville par cœur — adresses, sorties, artisans, actu. Il répond en un éclair, c'est plus rapide que de chercher.

📖 Recevez gratuitement un livre 100 % personnalisé sur vous et Montpellier 👉
toutmontpellier.fr