Montpellier : les étudiants "sans-fac" occupent le conseil d'administration de Paul-Valéry

La rédaction·
Montpellier : les étudiants "sans-fac" occupent le conseil d'administration de Paul-Valéry

En bref

  • Occupation mardi 22 septembre de la salle réservée au conseil d'administration de l'université Paul-Valéry
  • Mobilisation portée par le SCUM (Syndicat de combat universitaire de Montpellier)
  • 23 bacheliers toujours sans place en licence après Parcoursup, selon le syndicat
  • 68 titulaires d'une licence refusés en master
  • La séance du conseil s'est finalement tenue dans une autre salle

Plusieurs semaines après la rentrée, une partie des étudiants montpelliérains attend toujours une place dans une formation. Mardi 22 septembre, des étudiants dits "sans-fac", épaulés par le SCUM (Syndicat de combat universitaire de Montpellier), ont investi la salle où devait se réunir le conseil d'administration de l'université Paul-Valéry. La direction a maintenu la séance en la déplaçant simplement dans un autre bâtiment du campus.

Ce que dénonce le syndicat

Selon le SCUM, deux catégories d'étudiants se trouvent bloquées à la rentrée :

  • des bacheliers qui n'ont obtenu aucune place en licence à l'issue de Parcoursup ;
  • des diplômés de licence recalés lorsqu'ils ont voulu poursuivre en master, parfois au motif que leur parcours ne correspondrait pas à la formation visée.

Le syndicat évalue à 23 le nombre de bacheliers concernés et à 68 celui des licenciés refusés en master. Pour ces étudiants, l'absence d'inscription retarde la reprise des cours et peut compliquer l'accès aux aides étudiantes ou au logement. Elle fait aussi peser un risque sur leur statut d'étudiant, dont dépendent notamment les aides du Crous et, pour les étrangers, la validité du visa.

La position de l'université

Du côté de la présidence, la ligne reste la même : les places disponibles ne permettent pas d'intégrer davantage d'étudiants sans pénaliser les candidats déjà classés devant eux dans le processus d'admission. Une délégation du SCUM a été reçue par la présidence, qui affirme avoir formulé quelques propositions, sans toutefois accorder de dérogation générale sur les critères d'admission.

Une mobilisation qui continue

À l'issue de l'occupation, le syndicat dit avoir obtenu un engagement de l'université à réexaminer plus rapidement les dossiers en attente, mais aucune nouvelle inscription n'a été annoncée à ce stade. Le mouvement, qui touche aussi bien des filières comme le cinéma que d'autres cursus, illustre les tensions persistantes entre capacités d'accueil limitées et flux d'étudiants orientés par Parcoursup dans les universités montpelliéraines.

À retenir

  • 23 bacheliers sans place en licence et 68 licenciés refusés en master, selon le SCUM
  • L'université dit ne pas pouvoir accorder de place au détriment de candidats mieux classés
  • Aucune nouvelle inscription confirmée à l'issue de l'action du 22 septembre

Questions fréquentes

Qui organise cette mobilisation ?
Le SCUM, syndicat de combat universitaire de Montpellier, qui accompagne les étudiants dits "sans-fac".
Quelles conséquences pour les étudiants sans place ?
Retard dans la reprise des cours et risques sur l'accès aux aides du Crous, au logement étudiant ou, pour les étrangers, au visa.

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