Montpellier : la justice annule l'élection du conseiller municipal insoumis Rhany Slimane

La rédaction·
Montpellier : la justice annule l'élection du conseiller municipal insoumis Rhany Slimane

En bref

  • Le tribunal administratif de Montpellier a annulé l'élection de Rhany Slimane (LFI) comme conseiller municipal et conseiller métropolitain, le 13 octobre 2026
  • En cause : son statut d'agent salarié de la ville, incompatible avec sa candidature, faute de démission actée avant le premier tour du 15 mars 2026
  • Trois recours avaient été déposés, dont celui de la préfète de l'Hérault
  • Il est remplacé par Dalila El Kaïdi au conseil municipal et Nicolas Hillaire à la Métropole
  • L'élu dispose d'un mois pour saisir le Conseil d'État, ce qui suspend la décision

Coup dur pour l'opposition insoumise à Montpellier. Le tribunal administratif a prononcé l'annulation du mandat de Rhany Slimane, élu en mars dernier sur la liste "Faire mieux pour Montpellier solidaire" conduite par Nathalie Oziol. L'intéressé ne siégera donc plus ni au conseil municipal ni au conseil de la Métropole.

Un emploi municipal au cœur du litige

Au moment de sa candidature, Rhany Slimane occupait un poste de collaborateur auprès d'un groupe d'élus d'opposition à la mairie, une fonction rémunérée par la commune. Or le code électoral interdit à un agent salarié d'une ville de se présenter au conseil municipal qui l'emploie. Il avait certes adressé, selon la décision du tribunal, un courriel de démission le 19 février 2026 à la présidente de son groupe. Mais selon plusieurs médias locaux, rien ne prouve que cette démission ait été formellement acceptée par le maire avant la date du premier tour, le 15 mars 2026. Faute de cet élément, les juges ont considéré qu'il restait, à cette date, un agent communal, et donc inéligible.

Trois recours convergents

La procédure a été enclenchée par plusieurs saisines distinctes, toutes fondées sur le même motif :

  • un recours déposé par deux électeurs montpelliérains ;
  • un recours de la préfecture de l'Hérault ;
  • une troisième contestation portant sur la même irrégularité.

Cette convergence a pesé dans la décision du tribunal, qui a tranché en faveur de l'annulation pour les deux mandats concernés.

Qui remplace Rhany Slimane ?

Conformément au mécanisme électoral applicable en pareil cas, ce sont les candidats suivants sur la même liste qui héritent des sièges :

MandatNouvel élu
Conseil municipal de MontpellierDalila El Kaïdi
Conseil de la MétropoleNicolas Hillaire

Une bataille judiciaire qui pourrait continuer

L'élu a fait savoir qu'il envisageait de porter l'affaire devant le Conseil d'État, l'appel étant suspensif. Il a défendu sa position en expliquant que l'inéligibilité des agents communaux vise avant tout à empêcher qu'une personne placée sous l'autorité directe du maire ne siège au conseil municipal, estimant qu'un collaborateur de groupe d'opposition n'entre pas dans ce cas de figure. Selon ses propres mots :

"Il suffisait que le maire accepte ma démission pour que la question ne se pose pas. Il ne l'a pas fait. C'est cela, et cela seul, qui fonde aujourd'hui la remise en cause de mon élection."

Le dossier reste donc suspendu à une éventuelle décision du Conseil d'État, qui pourrait soit confirmer l'annulation, soit permettre à Rhany Slimane de retrouver son siège.

Infos pratiques

Décision
13 octobre 2026, tribunal administratif de Montpellier
Mandats annulés
Conseil municipal de Montpellier et conseil de la Métropole
Délai de recours
1 mois, devant le Conseil d'État (procédure suspensive)
Remplaçants proclamés
Dalila El Kaïdi (ville) et Nicolas Hillaire (Métropole)

À retenir

  • L'annulation repose sur l'absence de preuve d'une démission acceptée avant le premier tour du 15 mars 2026
  • Trois recours distincts, dont celui de la préfète de l'Hérault, visaient la même irrégularité
  • La décision n'est pas définitive : un appel suspensif devant le Conseil d'État reste possible

Questions fréquentes

Pourquoi l'élection a-t-elle été annulée ?
Parce que Rhany Slimane était encore considéré comme un agent salarié de la ville au moment du scrutin, faute de preuve que sa démission d'un poste de collaborateur de groupe d'opposition ait été acceptée avant le premier tour.
Qui siège à sa place désormais ?
Dalila El Kaïdi le remplace au conseil municipal et Nicolas Hillaire à la Métropole, conformément à l'ordre de la liste.
L'affaire est-elle définitivement close ?
Non, l'élu dispose d'un mois pour saisir le Conseil d'État, et son recours suspendrait l'application de la décision.

Ne ratez plus rien

L’actu de Montpellier, chaque matin

Un seul e-mail par jour, l’essentiel de ce qu’il s’est passé ici. Gratuit.

Rythme :

Rythme modifiable · désinscription en 1 clic

À lire aussi

D’autres actus de Montpellier

Montpellito

Votre assistant local

Une question sur Montpellier ?

Montpellito connaît la ville par cœur — adresses, sorties, artisans, actu. Il répond en un éclair, c'est plus rapide que de chercher.

📖 Recevez gratuitement un livre 100 % personnalisé sur vous et Montpellier 👉
toutmontpellier.fr