Montpellier : grève et rassemblement jeudi 5 novembre après deux manifestations interdites

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En bref
- Grève et rassemblement annoncés jeudi 5 novembre à 14h à Montpellier, mais l'adresse exacte diverge selon les organisations
- Sept villes de l'Hérault accueillent chacune un point de ralliement ce même jour
- La semaine de mobilisation démarre dès lundi avec des assemblées générales dans les facultés
- Le défilé du 31 octobre, interdit par la préfecture, a tout de même eu lieu, avec des heurts signalés à la dispersion
- La préfecture évoque 13 interpellations samedi, un bilan contesté par les syndicats
Après un mois d'octobre agité, les organisations syndicales de l'Hérault relancent la mobilisation. Sept d'entre elles - CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires et FA - appellent, dans un communiqué daté du 27 octobre, à une journée de grève et de manifestation jeudi 5 novembre. L'appel s'adresse aux salariés du privé comme aux agents publics, mais aussi aux chômeurs, aux jeunes et aux retraités. La semaine débute dès ce lundi par des assemblées générales organisées dans les facultés montpelliéraines.
Deux adresses pour un même rendez-vous
Sept points de ralliement sont fixés dans le département jeudi, de Bédarieux à Sète en passant par Béziers, Clermont-l'Hérault, Ganges et Lunel. À Montpellier, l'heure ne fait pas débat - 14 heures - mais le lieu, lui, varie selon la source syndicale consultée.
| Qui l'annonce | Lieu indiqué | Quartier |
|---|---|---|
| Communiqué intersyndical du 27 octobre et carte nationale de la CGT | Place Albert-Ier | Boutonnet |
| CGT de l'Hérault (annonce du 30 octobre) et SNES-FSU | Place Max-Rouquette | Arceaux |
Les deux places ne sont distantes que d'environ 700 mètres, mais ceux qui veulent s'y rendre ont intérêt à vérifier l'adresse retenue par leur propre organisation avant de partir.
Un mois d'octobre marqué par des interdictions contestées
Cette journée du 5 novembre s'inscrit dans la suite d'un bras de fer entre syndicats et préfecture. Après une manifestation déclarée le 17 octobre, qui aurait réuni jusqu'à 40 000 personnes, les défilés des deux samedis suivants, les 24 et 31 octobre, ont été interdits par arrêté préfectoral, au nom d'un risque jugé trop élevé pour l'ordre public.
Le 31 octobre, un recours en référé liberté déposé par les syndicats FO ESR, SNUDI-FO 34 et SNFOLC 34 a été rejeté par le tribunal administratif à peine une heure avant le début prévu du cortège. Malgré l'interdiction, le défilé s'est tout de même tenu dans le centre-ville, dans une ambiance décrite comme festive. Les syndicats dénoncent une entrave grave aux libertés démocratiques et accusent l'État de vouloir « museler » le mouvement social.
Les organisations rappellent qu'elles avaient pourtant accepté un parcours alternatif proposé par la préfecture elle-même, et mis en place le service d'ordre réclamé, avant que l'autorisation ne soit finalement refusée. « C'est paradoxal et incompréhensible », a réagi un responsable syndical du secteur de l'enseignement secondaire, qui estime être passé d'un simple régime de déclaration à un régime d'autorisation de fait.
Sur la fréquentation, les chiffres divergent nettement : la préfecture a compté 8 000 manifestants samedi dernier, contre 15 000 à 20 000 selon les syndicats et associations. Les deux parties s'accordent en revanche sur le fait que des heurts auraient éclaté en fin de rassemblement, au moment de la dispersion. Selon plusieurs médias locaux, le bilan préfectoral évoque environ 2 000 personnes ayant commis des dégradations, avec des dalles descellées sur le parvis du Corum utilisées comme projectiles et des tentatives de barricades près du Corum et du secteur des Beaux-Arts. Treize personnes auraient été interpellées à l'issue de cette journée.
Pouvoir d'achat et services publics au cœur des revendications
Au-delà du droit de manifester, l'intersyndicale héraultaise réclame l'ouverture de négociations salariales dans les entreprises et les branches professionnelles, ainsi que des mesures contre les écarts de rémunération entre femmes et hommes. Elle demande aussi :
- une revalorisation des prestations sociales, des retraites et du salaire minimum
- une hausse du point d'indice et des carrières dans la fonction publique
- davantage de moyens pour les services publics
- une politique de planification écologique, avec des transports collectifs décarbonés, la végétalisation des villes et l'isolation des bâtiments
Infos pratiques
- Date
- Jeudi 5 novembre
- Horaire à Montpellier
- 14h
- Lieu à Montpellier
- Place Albert-Ier (Boutonnet) ou place Max-Rouquette (Arceaux) selon l'organisation
- Organisations appelantes
- CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, FA
À retenir
- Deux adresses circulent pour le rassemblement montpelliérain du 5 novembre : mieux vaut vérifier auprès de son syndicat
- Les manifestations des 24 et 31 octobre ont été interdites par la préfecture, provoquant la colère des syndicats
- Des heurts et des interpellations auraient marqué la fin du défilé du 31 octobre, malgré l'interdiction
- Les revendications portent sur les salaires, les services publics et la transition écologique
Questions fréquentes
Pourquoi deux lieux sont annoncés pour le rassemblement à Montpellier ?À lire aussi
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