Montpellier : 30 gardes à vue et une enquête ouverte après les violences en marge de la manifestation du 24 octobre

La rédaction·
Montpellier : 30 gardes à vue et une enquête ouverte après les violences en marge de la manifestation du 24 octobre

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En bref

  • 30 gardes à vue prononcées entre 16h et minuit le 24 octobre, dont 6 concernant des mineurs
  • 13 personnes déférées devant le parquet du tribunal judiciaire
  • 5 d'entre elles jugées en comparution immédiate les 26 et 29 octobre
  • 4 autres orientées vers une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité
  • Une enquête distincte ouverte sur des vidéos montrant des individus en civil commettant des violences

La journée nationale de mobilisation sociale du samedi 24 octobre s'est terminée à Montpellier par une série d'interpellations et plusieurs épisodes de tension dont la justice et la mairie se sont emparées dès le lendemain.

Un lourd bilan judiciaire

Entre 16h et minuit, les policiers ont procédé à 30 gardes à vue, dont six concernaient des mineurs, pour des faits commis en marge du rassemblement. Le parquet de Montpellier, dans un communiqué diffusé ce lundi, précise que ces mesures visaient principalement :

  • des violences envers des personnes chargées d'une mission de service public ;
  • des dégradations, vols aggravés et recels liés à des atteintes aux biens ;
  • le fait d'avoir participé au rassemblement en étant porteur d'objets interdits ou le visage dissimulé.

Sur ces 30 personnes placées en garde à vue, 13 ont été déférées devant le tribunal judiciaire. Cinq doivent répondre de leurs actes en comparution immédiate, lors d'audiences correctionnelles fixées aux 26 et 29 octobre, tandis que quatre autres sont orientées vers une procédure de plaider-coupable.

Des violences venues d'individus en civil

Au-delà du volet judiciaire classique, le parquet évoque un épisode plus trouble : une personne mise en cause pour des violences sur des policiers aurait elle-même été agressée, avant son interpellation, par un groupe de trois individus. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, actuellement en cours de vérification, montreraient par ailleurs des personnes en civil s'en prendre à d'autres groupes de manifestants.

Une enquête a été ouverte pour tenter d'identifier ces individus. Le procureur a rappelé à cette occasion que seules les forces de sécurité intérieure régulièrement constituées sont habilitées à faire usage de la force, et que des faits de cette nature pourraient être qualifiés de violences en réunion, voire de participation à un groupe de combat.

Le maire dénonce une "milice d'extrême droite"

Dès le dimanche, le maire de Montpellier avait publiquement dénoncé l'action d'une "milice d'extrême droite" lors de ces débordements, une qualification qui a nourri la polémique autour de la présence de militants d'ultradroite dans les rangs de la manifestation. C'est dans la foulée de ces signalements que le parquet a confirmé l'ouverture de sa propre enquête.

Pour les Montpelliérains, l'épisode laisse surtout en suspens l'identité exacte des auteurs de ces violences en marge du cortège, dans l'attente des résultats de l'enquête et des prochaines audiences.

Infos pratiques

Date des faits
Samedi 24 octobre 2026, de 16h à minuit
Lieu
Montpellier, en marge de la manifestation nationale
Bilan judiciaire
30 gardes à vue, 13 déférements
Prochaines audiences
Comparutions immédiates les 26 et 29 octobre

À retenir

  • Le parquet confirme l'ouverture d'une enquête sur des individus en civil suspectés d'avoir commis des violences pendant la manifestation
  • 13 personnes déférées sur les 30 placées en garde à vue, dont 6 mineurs
  • Le maire avait dénoncé dès le dimanche une "milice d'extrême droite"

Questions fréquentes

Qui sont les "individus en civil" visés par l'enquête ?
Leur identité n'est pas encore établie : une enquête a été ouverte pour les identifier à partir de vidéos en cours d'authentification.
Que risquent les personnes déférées ?
Cinq comparaissent en comparution immédiate les 26 et 29 octobre, quatre autres suivent une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité ; les autres mis en cause restent dans le cadre de l'enquête en cours.

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