Manifestation du 24 octobre à Montpellier : trams et bus suspendus, une enquête ouverte après des violences attribuées à l'ultradroite

La rédaction·
Manifestation du 24 octobre à Montpellier : trams et bus suspendus, une enquête ouverte après des violences attribuées à l'ultradroite

En bref

  • Trams et bus du réseau TaM totalement suspendus toute la journée du samedi 24 octobre
  • Décision prise par la préfète de l'Hérault, soutenue par le syndicat FO TAM au nom de la sécurité des agents
  • Important dispositif de maintien de l'ordre déployé dans le centre-ville montpelliérain
  • Des vidéos montreraient des militants d'ultradroite s'en prendre à des manifestants, sans interpellation immédiate
  • Une enquête aurait été ouverte à Montpellier pour identifier les personnes impliquées

Le week-end du 24 octobre a profondément perturbé le quotidien des Montpelliérains. Entre un réseau de transport à l'arrêt et une manifestation sous très haute surveillance, la journée restera marquée par des tensions, mais aussi par des accusations sur le comportement de certains groupes en marge du cortège.

Un réseau de transport totalement coupé

Dès le matin, les habitants n'ont pas pu compter sur les trams ni les bus pour se déplacer dans Montpellier : le réseau TaM a été intégralement suspendu pour la journée. Cette décision émane de la préfète de l'Hérault, dans le cadre d'un ensemble de mesures destinées à limiter les risques de troubles à l'ordre public.

Le syndicat Force Ouvrière de la TaM a publiquement soutenu ce choix, le qualifiant de nécessaire pour protéger les salariés chargés d'assurer le service. Selon le syndicat, l'organisation avait alerté dès le 20 octobre sur un danger grave et imminent pour ses agents, dans la continuité des tensions observées lors d'un précédent rassemblement le 17 octobre. Résultat : une ambiance inhabituellement calme régnait samedi matin dans le centre-ville, faute de circulation des transports en commun.

Un centre-ville bouclé par les forces de l'ordre

En plus de l'arrêt des transports, un important dispositif policier a été déployé dans l'Écusson, avec des contrôles renforcés tout au long de la journée. Plusieurs points de rassemblement se sont formés, notamment autour de la place de la Comédie, avant que le cortège ne progresse dans le centre-ville.

Des violences imputées à des groupes d'ultradroite

Selon plusieurs médias locaux et nationaux, des individus se revendiquant ou identifiés comme proches de la mouvance d'ultradroite se seraient livrés à des violences envers des manifestants à Montpellier, comme dans plusieurs autres villes de France ce même samedi. Une vidéo montrerait un homme en civil frapper un manifestant au sol, à proximité de policiers qui ne seraient pas intervenus pour l'interpeller.

Ces images ont nourri des accusations, notamment de la part de responsables politiques de gauche, évoquant une forme de complaisance des forces de l'ordre envers ces groupes. Le ministre de l'Intérieur a fermement démenti toute protection ou coordination entre les forces de l'ordre et ces militants, assurant qu'aucune concertation n'avait eu lieu.

Une enquête aurait été ouverte à Montpellier pour tenter d'identifier les personnes impliquées dans ces débordements près de la Comédie. Des démarches similaires auraient été engagées dans d'autres villes touchées par des incidents comparables ce même week-end.

Infos pratiques

Date
Samedi 24 octobre 2026
Lieu
Centre-ville de Montpellier (place de la Comédie et alentours)
Transports
Trams et bus TaM suspendus toute la journée

À retenir

  • La préfecture de l'Hérault a suspendu l'ensemble du réseau de transport en commun pour la journée du 24 octobre
  • FO TAM a soutenu cette décision au nom de la sécurité de ses salariés
  • Des vidéos évoquent des violences commises par des militants d'ultradroite envers des manifestants à Montpellier
  • Une enquête aurait été ouverte pour identifier les personnes impliquées, tandis que le ministère de l'Intérieur dément toute protection policière

Questions fréquentes

Pourquoi les trams et bus ont-ils été suspendus à Montpellier le 24 octobre ?
La préfecture a pris cette mesure pour limiter les risques de troubles à l'ordre public ; le syndicat FO TAM a soutenu cette décision, invoquant la sécurité de ses agents.
Que reproche-t-on aux groupes d'ultradroite présents à Montpellier ?
Des vidéos montreraient des individus proches de cette mouvance s'en prendre à des manifestants sans intervention immédiate des forces de l'ordre, ce qui aurait conduit à l'ouverture d'une enquête.

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