Blocus des lycées à Montpellier : gaz lacrymogène, incendies et interpellations en marge des mobilisations

En bref
- Mobilisation lycéenne entamée depuis plusieurs jours dans l'Hérault, désormais relayée par des étudiants de l'université
- Mercredi matin, nouveaux départs de feu devant des établissements montpelliérains, dont le lycée Mermoz
- Des engins pyrotechniques ont été utilisés en marge des rassemblements, l'un d'eux a été saisi par la police
- La préfecture confirme l'usage de gaz lacrymogène pour disperser des attroupements jugés menaçants pour l'ordre public
- Au moins treize interpellations recensées entre Montpellier et Sète, selon la préfète de l'Hérault
La contestation portée par une partie des lycéens de l'Hérault ne retombe pas. Après plusieurs jours de blocages d'établissements, la mobilisation a connu un net regain de tension ce mercredi à Montpellier, où des incidents ont éclaté dès le matin avant de se prolonger jusqu'en centre-ville. Le mouvement, parti du monde scolaire, commence par ailleurs à essaimer du côté de l'université.
Des départs de feu devant les établissements
Depuis plusieurs jours, des élèves bloquent l'accès à plusieurs lycées du département, notamment à Montpellier, pour dénoncer des conditions d'études jugées en dégradation. Ce mercredi, le lycée Mermoz a compté parmi les points les plus agités de la ville : policiers et pompiers y sont intervenus tôt le matin après plusieurs départs de feu à proximité de l'établissement. Des engins pyrotechniques de type mortier ont également été employés en marge des rassemblements, et au moins un a été saisi par les forces de l'ordre.
En fin de matinée, les abords de l'établissement se sont calmés, mais un important dispositif de sécurité est resté déployé sur place.
Gaz lacrymogène et quartier bouclé
Des groupes de jeunes, dont certains dissimulaient leur visage, se sont ensuite déplacés vers le quartier Antigone, suivis par des unités mobiles de police et des compagnies de CRS. Des affrontements sporadiques ont éclaté en milieu de journée, avec des jets de pierres et des échauffourées, notamment aux abords de la place Zeus et de l'arrêt de tramway Léon-Blum. Du mobilier urbain a été endommagé au cours de ces heurts.
Face à ces troubles, les forces de l'ordre ont procédé à des charges et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. La préfecture de l'Hérault confirme cet usage, le justifiant par de "graves troubles à l'ordre public" constatés sur place. Plusieurs interpellations ont eu lieu : la préfète en recense au moins treize entre Montpellier et Sète.
Conséquence directe pour les usagers : la circulation de la ligne 1 du tramway a dû être interrompue le temps de l'intervention, et l'accès au Polygone côté Antigone a été fermé, le quartier restant un temps entièrement bouclé par les CRS.
Un mouvement qui s'étend à l'université
Au-delà des lycées, la contestation gagne désormais des étudiants de l'université, selon plusieurs médias locaux, signe que la mobilisation scolaire ne se limite plus au seul secondaire.
Les syndicats dénoncent une réponse disproportionnée
La CGT de l'Hérault a réagi à l'usage de gaz lacrymogène contre les lycéens, qualifiant cette réponse d'inacceptable et estimant que la contestation monte d'un cran du côté des forces de l'ordre. Le syndicat appelle à ce que les revendications de la jeunesse sur les moyens alloués à l'école soient entendues plutôt que réprimées, et réclame davantage de moyens humains et budgétaires pour l'éducation.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Interpellations | Au moins 13 entre Montpellier et Sète |
| Tramway | Ligne 1 interrompue temporairement |
| Secteur impacté | Antigone / Polygone, accès fermé côté Antigone |
| Moyen utilisé par la police | Gaz lacrymogène, confirmé par la préfecture |
Infos pratiques
- Tramway
- Ligne 1 interrompue temporairement au niveau de Léon-Blum
- Secteur concerné
- Quartier Antigone / Polygone, accès côté Antigone fermé
- Établissement scolaire cité
- Lycée Mermoz
À retenir
- La mobilisation lycéenne, entamée il y a plusieurs jours dans l'Hérault, s'étend désormais aux étudiants
- La préfecture confirme l'usage de gaz lacrymogène face à des troubles à l'ordre public
- Au moins 13 interpellations ont eu lieu entre Montpellier et Sète
- La CGT dénonce une réponse jugée disproportionnée et réclame plus de moyens pour l'école
Questions fréquentes
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