Montpellier : la police évacue le bâtiment occupé de la fac de sciences, plusieurs interpellations

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En bref
- Évacuation policière vendredi 30 octobre au matin, campus Triolet, bâtiment 36
- Occupation en place depuis environ trois semaines, dans le cadre de la mobilisation étudiante et lycéenne nationale
- Une quinzaine de personnes présentes sur place, intervention qualifiée de sans heurts
- Les bilans divergent selon les versions : entre quatre et six personnes interpellées, placées en garde à vue
- Reprise des cours annoncée pour lundi 2 novembre, jour de rentrée
Trois semaines après le début du blocage, le bâtiment 36 du campus Triolet, devenu le symbole de la contestation étudiante à Montpellier, a été évacué par la police ce vendredi matin. Une quinzaine de jeunes se trouvaient encore sur place, certains ayant passé la nuit dans les locaux, lorsque l'alarme incendie s'est déclenchée, précédant l'arrivée des forces de l'ordre.
Une opération matinale menée sans incident
L'intervention a eu lieu en tout début de matinée, les versions recueillies sur place situant son déclenchement entre 9h30 et 9h50. Une vingtaine de CRS étaient mobilisés, accompagnés d'agents de sécurité privée et de personnel d'entretien venu remettre les lieux en état. La préfecture de l'Hérault a confirmé dans la matinée que les locaux avaient été libérés. Sur ce point, tous les témoignages se rejoignent : l'opération s'est déroulée sans violence. Un étudiant présent raconte avoir été réveillé par une camarade l'informant que la police venait d'entrer dans le hall du bâtiment.
Un nombre de gardes à vue qui varie selon les récits
Le bilan exact des interpellations reste flou et change selon les sources. Le parquet évoque six personnes, toutes majeures et masquées, qui auraient refusé de décliner leur identité avant d'être placées en garde à vue. D'autres témoignages font plutôt état de quatre personnes conduites au commissariat central, dont un mineur selon certains présents sur les lieux. Les motifs avancés côté policier porteraient sur des visages dissimulés, des identités fictives données aux forces de l'ordre et des dégradations constatées sur place. Un rassemblement de soutien aux personnes interpellées a rapidement été organisé devant le commissariat central, à l'appel du syndicat étudiant local (Scum).
Le doyen évoque l'échec des discussions
Dans un message adressé aux personnels puis aux étudiants, le doyen de la faculté des sciences, Jean-Michel Marin, a justifié le choix du moment de l'intervention par la volonté de limiter les risques de confrontation. Il affirme avoir poursuivi les échanges jusqu'aux derniers jours, notamment après la levée du blocage de l'entrée principale du campus, sans parvenir à une sortie de crise négociée. Les discussions portaient notamment sur la mise à disposition de salles et sur les frais d'inscription majorés appliqués aux étudiants hors Union européenne. Selon le doyen, les dégradations matérielles resteraient limitées, un état des lieux précis étant toujours en cours.
Une mobilisation loin d'être terminée
Au-delà de ces deux points, les revendications des occupants étaient plus larges : fin du partenariat entre l'université de Montpellier et TotalEnergies, suppression des frais différenciés pour les étudiants étrangers, aménagement des cours lors des journées de mobilisation, et rupture des accords avec des universités israéliennes. Malgré l'évacuation, les étudiants mobilisés assurent vouloir poursuivre le mouvement et espèrent obtenir le soutien d'enseignants et de personnels pour organiser une grève dès la rentrée, n'excluant pas un nouveau blocage de l'établissement.
La direction de l'université prévoit une reprise normale des cours et des activités de recherche dès lundi 2 novembre, jour de rentrée après les vacances scolaires. Des équipes de nettoyage et de vérification des installations du bâtiment 36 étaient mobilisées dès vendredi et pendant tout le week-end pour permettre cette reprise.
Infos pratiques
- Lieu
- Campus Triolet, bâtiment 36, faculté des sciences de Montpellier
- Date de l'évacuation
- Vendredi 30 octobre 2026, en matinée
- Durée de l'occupation
- Environ trois semaines
- Reprise des cours
- Lundi 2 novembre 2026
À retenir
- Le bâtiment 36, occupé depuis environ trois semaines, a été évacué sans violence vendredi matin
- Le nombre exact de personnes interpellées et placées en garde à vue varie selon les versions, entre quatre et six
- Le doyen de la faculté évoque l'échec de plusieurs semaines de négociations avec les étudiants mobilisés
- Les cours doivent reprendre normalement lundi 2 novembre, mais la mobilisation étudiante entend se poursuivre
Questions fréquentes
Les cours reprennent-ils normalement lundi ?À lire aussi
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