Menaces contre le maire d'Alès : Robert Ménard réclame plus de places de prison

En bref
- Le maire d'Alès Christophe Rivenq aurait été exfiltré de son domicile par le RAID dans la nuit du 20 au 21 juillet, après des menaces attribuées à la DZ Mafia
- Cette organisation chercherait depuis environ un an à s'imposer par la force sur le trafic de stupéfiants à Alès
- La mairie d'Alès serait désormais placée sous surveillance policière renforcée
- Robert Ménard, maire de Béziers, estime que les trafiquants se sentiraient impunis et réclame la création de nouvelles places de prison
- Un large soutien politique, de la droite à la gauche, s'est exprimé envers l'édile gardois
L'affaire dépasse largement les frontières du Gard et interpelle aussi les élus de l'Hérault. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, le maire d'Alès Christophe Rivenq aurait été exfiltré en urgence de son domicile par les policiers du RAID, après qu'une menace visant sa sécurité a été évoquée en lien avec la DZ Mafia. Ce groupe criminel chercherait depuis plusieurs mois à s'imposer par la force sur le marché local des stupéfiants dans la commune cévenole.
La mairie d'Alès ferait désormais l'objet d'une surveillance policière renforcée, selon plusieurs médias locaux.
Une vague de soutien transpartisane
L'épisode a suscité de nombreuses réactions politiques, quel que soit le bord. Le président des Républicains a salué le sang-froid de l'édile et appelé à une mobilisation nationale face aux réseaux mafieux. Des responsables de gauche ont également exprimé leur solidarité, y voyant une attaque contre les institutions républicaines dans leur ensemble. À l'extrême droite, l'accent a été mis sur la nécessité pour l'État de réaffirmer son autorité sur tout le territoire.
Ménard réclame un choc carcéral
Dans ce contexte, le maire de Béziers Robert Ménard a lui aussi réagi publiquement. Selon lui, les trafiquants agiraient aujourd'hui avec un sentiment d'impunité. L'élu biterrois plaide pour la construction de nouvelles places de prison, un levier qu'il juge indispensable pour donner du poids aux condamnations et dissuader les réseaux criminels.
Cette prise de position s'inscrit dans un débat plus large sur les moyens judiciaires et pénitentiaires accordés à la lutte contre le narcotrafic, un sujet qui touche directement plusieurs villes de la région, de Nîmes à Montpellier en passant par Béziers, régulièrement confrontées à des tensions liées aux trafics locaux.
Ce que cela signifie pour les habitants de la région
Si l'affaire se déroule à Alès, elle résonne particulièrement dans l'Hérault, où plusieurs élus locaux suivent de près l'évolution des réseaux de trafic de stupéfiants et leurs éventuelles ramifications dans les villes voisines.
À retenir
- Le maire d'Alès aurait été mis en sécurité par le RAID après des menaces liées à la DZ Mafia
- La DZ Mafia chercherait à s'implanter dans le trafic de stupéfiants local depuis environ un an
- Robert Ménard, maire de Béziers, demande la création de nouvelles places de prison pour répondre à ce qu'il juge être un sentiment d'impunité des trafiquants
Questions fréquentes
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