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La rumba gitane candidate à l'Unesco, mais l'accueil des gens du voyage reste en crise dans l'Hérault

La rédaction·
La rumba gitane candidate à l'Unesco, mais l'accueil des gens du voyage reste en crise dans l'Hérault

En bref

  • Montpellier et Barcelone soutiennent officiellement la candidature de la rumba gitane catalane à l'Unesco depuis un déplacement les 20 et 21 juillet
  • Le projet est porté en France par l'association montpelliéraine Cap Gély Figuerolles
  • L'Hérault manquerait de plusieurs centaines de places d'accueil pour les gens du voyage selon une enquête relayée localement
  • Des installations illégales se multiplient cet été en Occitanie, dont une à Montady dans l'Hérault
  • Des membres de la communauté des gens du voyage dénoncent des aires sans sanitaires, sans électricité ni ombre, parfois à plus de 43°C

Lors d'un déplacement officiel à Barcelone les 20 et 21 juillet, Montpellier et la capitale catalane ont affirmé leur soutien commun à une démarche inédite : faire inscrire la rumba gitane catalane au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Porté en France par l'association montpelliéraine Cap Gély Figuerolles, le dossier ne se limite pas à la musique. Il vise à faire reconnaître une mémoire et une transmission familiale vieilles de plusieurs générations. La décision n'est toutefois pas acquise.

Cette démarche culturelle intervient dans un contexte particulier : au même moment, plusieurs médias locaux pointent les grandes difficultés d'accueil des gens du voyage dans la région, révélant un décalage entre l'hommage rendu à leur culture et le traitement réservé aux familles elles-mêmes.

Un patrimoine loué, des familles reléguées

Selon plusieurs médias locaux, la culture gitane est profondément ancrée dans l'identité du sud de la France, des Saintes-Maries-de-la-Mer à la Camargue, où elle nourrit même l'attractivité touristique. Mais cet engouement s'accompagne, disent-ils, d'une réalité bien plus rude pour les voyageurs eux-mêmes. Nino Piala Hernandez, président de l'association Cap Gély Figuerolles à Montpellier, résume ce paradoxe : on apprécierait volontiers l'image des Gitans, sans pour autant vouloir les accueillir concrètement.

Des aires jugées indignes

Dans l'Hérault, le déficit de places serait particulièrement marqué : plusieurs centaines manqueraient selon une enquête relayée par la presse locale, et certaines intercommunalités ne respecteraient toujours pas leurs obligations légales. Sylvie Debart, engagée depuis près de trente ans au sein de l'Association nationale des gens du voyage citoyens, détaille les manques constatés sur le terrain :

  • absence de poubelles ou de bennes sur la majorité des aires
  • sanitaires, douches ou points d'eau parfois totalement inexistants
  • terrains peu ombragés, où la température peut dépasser 43°C en été dans les caravanes
  • coupures d'électricité en pleine canicule

La loi Besson II impose pourtant la création d'aires d'accueil dans les communes de plus de 5 000 habitants, une obligation loin d'être remplie partout dans la région.

Des tensions qui reviennent chaque été

Ce manque de places légales alimenterait, selon plusieurs médias locaux, les installations illégales observées ces dernières semaines en Occitanie, notamment à Montady dans l'Hérault, mais aussi dans le Gard et les Pyrénées-Orientales. Ces occupations ravivent chaque été les mêmes tensions locales, entre riverains inquiets et familles en quête d'un terrain praticable faute d'offre suffisante.

Pour les défenseurs de la candidature Unesco, cette reconnaissance culturelle n'aurait de sens que si elle s'accompagnait d'un traitement plus digne des personnes qui font vivre cette culture au quotidien.

Infos pratiques

Déplacement officiel
20-21 juillet, Montpellier-Barcelone
Porteur du projet en France
Association Cap Gély Figuerolles (Montpellier)
Obligation légale
Loi Besson II : aires d'accueil obligatoires dans les communes de plus de 5 000 habitants

À retenir

  • Montpellier et Barcelone soutiennent la candidature Unesco de la rumba gitane catalane
  • L'Hérault souffrirait d'un déficit important de places d'accueil pour les gens du voyage
  • Les aires existantes manqueraient souvent de sanitaires, d'électricité et d'ombre
  • Des installations illégales se multiplient cet été en Occitanie, dont dans l'Hérault

Questions fréquentes

Qui porte la candidature Unesco pour la rumba gitane ?
Le projet est porté en France par l'association montpelliéraine Cap Gély Figuerolles, avec le soutien affiché de Montpellier et de Barcelone.
Pourquoi des installations illégales de gens du voyage ont-elles lieu dans l'Hérault ?
Selon plusieurs médias locaux, le nombre de places légales sur les aires d'accueil serait largement insuffisant par rapport aux besoins des familles itinérantes.

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