
Oliviers millénaires
30210 Vers-Pont-du-Gard, France



Trois oliviers d'environ 1 100 ans, sauvés d'Espagne en 1988, se dressent sur le chemin du Pont du Gard.
À propos
Oliviers millénaires, l'adresse en bref
Sur le chemin qui mène au Pont du Gard, trois arbres tordus attirent le regard. Ces oliviers millénaires, âgés d'environ 1 100 ans, ont été sauvés de la destruction en Espagne puis replantés ici. On les croise presque sans le vouloir, en marchant vers l'aqueduc romain. Une pause discrète mais marquante, entre deux merveilles séparées par des siècles. Une sortie culturelle à Montpellier et dans l'Hérault qui commence souvent par cette rencontre inattendue.
Histoire et patrimoine
Ces trois oliviers ne sont pas nés ici. Ils viennent de Cuenca, en Espagne. Selon les avis de visiteurs recueillis sur place, ils affichent environ 1 100 ans, avec une naissance située vers l'an 900. Certains témoignages évoquent même un arbre daté de 908. Leur âge dépasse largement celui de nombreux monuments alentour.
Leur histoire tient à un sauvetage. Une entreprise de construction d'autoroute, à Cuenca, s'apprêtait à les arracher. En 1988, grâce aux efforts de Bernard Pical, cinq oliviers ont été sauvés de la destruction et transplantés.
Sur ces cinq arbres, trois sont visibles ici, sur la rive gauche du Gardon. Un quatrième se trouve dans une collection privée à Paris. Le cinquième et dernier a été installé à l'entrée du Parc des Camélias de la Prairie, à Alès. Chaque arbre a suivi son propre chemin après le sauvetage.
Le contraste est saisissant. Le Pont du Gard, tout proche, date de l'époque romaine et compte environ 2 000 ans. Ces oliviers, plus jeunes de neuf siècles, restent malgré tout des témoins vivants d'un passé lointain. Deux échelles de temps se répondent le long du même chemin.
L'olivier compte parmi les arbres au monde ayant la plus grande longévité. Selon l'agronome Concepcion Munoz, cité par GEO, cette résistance tient à des bourgeons dits « latents », capables de régénérer tout l'arbre. Cette capacité explique comment ces géants traversent les siècles malgré les épreuves.
En Espagne, ces arbres anciens ont longtemps été menacés. Au milieu des années 2000, certains étaient arrachés puis emportés par camions pour être vendus comme objets de décoration. Une prise de conscience a depuis freiné ce commerce, les populations réalisant qu'il s'agissait de véritables trésors du patrimoine.
Le sauvetage de 1988 s'inscrit dans cette logique de préservation. Plutôt que de finir détruits sous une autoroute, ces oliviers ont trouvé une seconde vie près du Pont du Gard, offrant aux visiteurs une rencontre avec des arbres qui ont vu passer plus de mille ans.
Sur les cinq oliviers sauvés de Cuenca en 1988 par Bernard Pical, trois sont visibles ici, un quatrième appartient à un particulier à Paris, et le cinquième orne l'entrée du Parc des Camélias de la Prairie à Alès. Un même sauvetage, cinq destins différents.
Ce qu'on voit et fait sur place
- Observer les trois oliviers — Trois arbres impressionnants se dressent le long du chemin. Leurs troncs tortueux, sculptés par le temps, se remarquent immédiatement. Les visiteurs les décrivent comme magnifiques et clairement visibles. On les croise presque naturellement en marchant vers le Pont du Gard, sur la rive gauche du Gardon. Prenez le temps de vous arrêter.
- Admirer la vue sur le Pont du Gard — Depuis l'emplacement des oliviers, la perspective s'ouvre sur l'aqueduc romain. Un témoignage évoque une belle vue sur le Pont du Gard depuis cet endroit. Le cadrage réunit dans un même regard deux monuments naturels et bâtis, séparés par près de mille ans d'histoire.
- Comprendre le contraste des âges — Sur place, l'esprit fait le lien entre les 2 000 ans du Pont du Gard et les 1 100 ans des oliviers. Cette rencontre entre pierre romaine et bois vivant donne à la pause une dimension particulière. On mesure concrètement l'écart de neuf siècles qui sépare les deux.
- Découvrir le récit du sauvetage — Les panneaux et récits sur place racontent comment ces arbres ont échappé à une entreprise d'autoroute à Cuenca en 1988. Cette histoire de préservation ajoute du sens à la simple contemplation. On ne regarde plus les oliviers de la même manière une fois l'histoire connue.
- Démarrer une visite guidée — Selon un visiteur, c'est ici que son guide a commencé ses explications avant de rejoindre le Pont du Gard. Ce point de départ naturel donne le ton d'une découverte plus large du site. Les oliviers servent d'introduction idéale à l'histoire des lieux.
- Photographier les troncs — Les formes noueuses des troncs offrent des sujets photographiques remarquables. La lumière rasante du matin ou de fin de journée souligne les reliefs du bois. Ces arbres décrits comme de véritables œuvres vivantes se prêtent particulièrement bien à l'image, seuls ou avec l'aqueduc en arrière-plan.
- Faire une pause avant l'aqueduc — Cet arrêt de quelques minutes constitue une activité à faire à Montpellier et ses environs, simple et gratuite. Avant de plonger dans la visite du Pont du Gard, ces oliviers offrent un moment de calme et de contemplation, parfait pour souffler et se recentrer.
Conseils d'initié
- Repérez les oliviers sur la rive gauche du Gardon, sur le chemin qui mène au Pont du Gard : on passe pratiquement devant sans les chercher.
- Accordez-leur quelques minutes d'arrêt réel, comme le suggèrent les visiteurs, plutôt qu'un simple coup d'œil en passant.
- Venez tôt le matin ou en fin de journée pour profiter d'une lumière qui met en valeur les troncs noueux.
- Combinez la visite avec celle du Pont du Gard : les deux se trouvent sur le même parcours.
- Renseignez-vous sur l'histoire du sauvetage de 1988 avant de venir, cela change complètement le regard porté sur les arbres.
- Cherchez la vue qui aligne les oliviers et l'aqueduc pour une photo mémorable.
- Prévoyez de bonnes chaussures : l'accès se fait à pied depuis le site du Pont du Gard.
- Emmenez les enfants : le récit des arbres millénaires venus d'Espagne captive facilement les plus jeunes.
- Trois oliviers d'environ 1 100 ans, sauvés d'Espagne en 1988 grâce à Bernard Pical, visibles sur la rive gauche du Gardon.
- L'accès est libre et gratuit, sur le chemin menant au Pont du Gard.
- Un contraste fort entre les 1 100 ans des arbres et les 2 000 ans de l'aqueduc romain voisin.
Meilleure période
Le printemps et l'automne offrent les conditions les plus agréables pour cette halte. La lumière douce du matin ou de fin d'après-midi souligne le relief des troncs et facilite les photos. L'été reste possible, mais la chaleur pousse à venir tôt. La visite se combine idéalement avec celle du Pont du Gard, accessible sur le même chemin. Comptez quelques minutes d'arrêt, davantage si vous souhaitez photographier les arbres et profiter de la vue sur l'aqueduc.
Le verdict
Ce qu'en pensent 54 visiteurs
Les visiteurs saluent des arbres magnifiques et clairement visibles, souvent croisés sur le chemin du Pont du Gard, avec une belle vue sur l'aqueduc.
Ce qu'on adore
- Arbres magnifiques et impressionnants
- Histoire fascinante de sauvetage
- Visite gratuite en passant Pont Gard
Bon à savoir
- Informations historiques contradictoires
Ils y étaient
Quelques avis marquants
« Ces oliviers ont environ 1100 ans. Une entreprise de construction d'autoroute à Cuenca, en Espagne, allait les déraciner, c'est pourquoi en 1988, grâce aux efforts de Bernard Pical, 5 oliviers ont été sauvés, 3 desquels vous pouvez voir ici, un autre est entre les mains privées à Paris et le cinquième et dernier olivier se trouve à l'entrée du Parc des Camellias de la Prairie (Alès). »
« N'hésitez pas à vous arrêter quelques minutes là-bas. Des arbres magnifiques, bien visibles, avec une belle vue sur le Pont du Gard. C'est là que notre guide a commencé son explication. »
« Oliviers millénaires, des oliviers anciens près du Pont du Gard, un ancien pont romain. Ces oliviers ont environ 1100 ans, datant des alentours de l'an 900. Une entreprise de construction d'autoroutes en Espagne, dans la région de Cuenca, voulait les arracher. En 1988, 3 oliviers ont été sauvés ici grâce à l'aide de Bernard Pical, dont 3 sont visibles ici. Le Pont du Gard a 2000 ans, les oliviers »
« Trois impressionnants vieux oliviers ont été relocalisés depuis l'Espagne. L'un d'entre eux date de 908 et n'a été transplanté là-bas qu'en 1985. Sur le chemin vers le Pont du Gard (rive gauche du fleuve), vous les croisez pratiquement en passant. »
Questions fréquentes
Tout ce qu'il faut savoir
Est-ce que Oliviers millénaires est gratuit ?
Oui, l'accès aux oliviers millénaires est gratuit. Ils se situent sur le chemin menant au Pont du Gard, rive gauche du Gardon. L'accès au site du Pont du Gard lui-même peut toutefois être payant.
Quels sont les horaires de Oliviers millénaires ?
Les oliviers sont accessibles librement, sur le chemin qui mène au Pont du Gard. On passe pratiquement devant en marchant vers l'aqueduc.
Comment aller à Oliviers millénaires depuis Montpellier ?
Depuis Montpellier, rejoignez Vers-Pont-du-Gard en voiture, puis dirigez-vous vers le site du Pont du Gard. Les oliviers se trouvent à pied sur le chemin de la rive gauche, que l'on emprunte pour rejoindre l'aqueduc.
Peut-on visiter Oliviers millénaires avec des enfants ?
Oui. Le récit de ces arbres d'environ 1 100 ans, sauvés d'Espagne en 1988, captive facilement les enfants. La halte est courte et se combine avec la visite du Pont du Gard.
Quelle est la meilleure période pour visiter Oliviers millénaires ?
Le printemps et l'automne offrent une lumière douce idéale pour observer et photographier les troncs tortueux. Tôt le matin ou en fin de journée reste le plus agréable.
Combien de temps faut-il pour visiter Oliviers millénaires ?
Comptez entre 15 et 30 minutes pour observer les trois arbres, profiter de la vue sur le Pont du Gard et prendre quelques photos.
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