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Montpellier et Barcelone réclament ensemble l'achèvement de leur LGV

La rédaction·
Montpellier et Barcelone réclament ensemble l'achèvement de leur LGV

En bref

  • Déclaration signée le 20 juillet 2026 à Barcelone par Michaël Delafosse et Jaume Collboni
  • Le tronçon Barcelone-Perpignan existe depuis 2013, mais la partie française reste à achever
  • Le projet remonte à 1988, initié à Montpellier par la France et l'Espagne
  • Plus de 2 millions de personnes pourraient transiter chaque année entre les deux villes
  • Le jumelage Montpellier-Barcelone, qui date de 1963, est le plus ancien de la capitale catalane

Un vieux projet remis sur la table

C'est un dossier qui traverse les décennies : la ligne à grande vitesse (LGV) entre Montpellier et Barcelone. Le principe en a été posé dès 1988, lors d'une rencontre franco-espagnole tenue... à Montpellier. Vingt ans plus tard, en 2008, un premier Sommet des maires sur les trains à grande vitesse se tenait à Barcelone, à l'initiative de la mairie catalane, pour maintenir la pression politique sur le projet.

Côté espagnol, l'engagement a été tenu : depuis 2013, la LGV relie déjà Barcelone à Perpignan. Mais la portion française, elle, n'a toujours pas été menée à son terme. C'est ce constat qui a conduit Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, et Jaume Collboni, maire de Barcelone et président de l'Aire métropolitaine de Barcelone, à signer une déclaration commune le 20 juillet 2026, à l'occasion d'une rencontre bilatérale entre les deux villes.

Ce que dit la déclaration

Le texte, rédigé en français et en catalan et signé en deux exemplaires originaux, insiste sur le caractère stratégique de cette infrastructure pour l'ensemble du territoire européen, puisqu'elle doit à terme relier la péninsule ibérique à Paris et à l'Europe de l'Est.

"Ce projet représente un enjeu stratégique d'attractivité pour nos territoires respectifs, qui permettra à plus de deux millions de personnes de transiter entre les villes jumelles que sont Montpellier et Barcelone."

Les deux élus soulignent également que cette vision est partagée par la Région Occitanie et la Communauté autonome de Catalogne. Michaël Delafosse s'est engagé à porter cette position commune auprès des instances compétentes de l'État français, la Métropole de Montpellier étant déjà impliquée dans les organismes pilotant le dossier côté français.

Un argument climatique

Au-delà de la dimension économique, les deux maires relient explicitement ce projet à la lutte contre le dérèglement climatique, rappelant les températures records enregistrées en Europe en juin 2026. Une LGV complète entre les deux métropoles est présentée comme une alternative à d'autres modes de transport plus émetteurs, pour des déplacements appelés à se développer sur plusieurs générations.

Pourquoi ce dossier compte pour les Montpelliérains

Pour les habitants de la métropole, l'enjeu est concret : une liaison à grande vitesse achevée réduirait significativement les temps de trajet vers Barcelone et, au-delà, vers l'Espagne et le sud de l'Europe. Elle renforcerait aussi la position de Montpellier comme point de passage entre le nord et le sud du continent, dans la continuité des grands axes ferroviaires européens.

Un jumelage ancien, au-delà du rail

La question de la LGV s'inscrit dans une relation de longue date entre les deux villes. Montpellier et Barcelone sont jumelées depuis 1963 — il s'agit du jumelage le plus ancien de la capitale catalane. À cette occasion, les deux maires ont exprimé leur souhait d'approfondir leurs liens, non seulement sur les infrastructures, mais aussi dans les domaines sportif, culturel et climatique.

La rencontre a également été marquée par l'évocation de la mémoire de Ricardo Bofill, architecte catalan disparu, auteur du quartier de l'Antigone à Montpellier, symbole visible de ce lien historique entre les deux cités méditerranéennes.

Infos pratiques

Date de signature
20 juillet 2026
Lieu
Barcelone
Signataires
Michaël Delafosse (maire de Montpellier) et Jaume Collboni (maire de Barcelone)

À retenir

  • La déclaration commune vise à relancer politiquement l'achèvement de la LGV Montpellier-Barcelone côté français
  • Le tronçon espagnol Barcelone-Perpignan est opérationnel depuis 2013
  • Le projet, vieux de près de 40 ans, est présenté comme un enjeu à la fois économique et climatique
  • Le jumelage Montpellier-Barcelone (1963) doit être renforcé sur le sport, la culture et le climat

Questions fréquentes

La LGV entre Montpellier et Barcelone existe-t-elle déjà ?
Partiellement : le tronçon espagnol reliant Barcelone à Perpignan est en service depuis 2013, mais la partie française reste à finaliser.
Qui porte ce projet aujourd'hui ?
La Métropole de Montpellier, via Michaël Delafosse, s'est engagée à porter la demande commune auprès des instances françaises compétentes, en lien avec la Région Occitanie et la Catalogne.
Pourquoi cette déclaration maintenant ?
Elle a été signée lors d'une rencontre bilatérale entre les maires de Montpellier et Barcelone, dans un contexte où les deux villes veulent réaffirmer l'urgence du projet, notamment pour des raisons climatiques.

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