Marche pour le climat à Montpellier : plusieurs milliers de manifestants entre l'Esplanade et le Peyrou

La rédaction·
Marche pour le climat à Montpellier : plusieurs milliers de manifestants entre l'Esplanade et le Peyrou

En bref

  • Marche pour le climat samedi 26 septembre à Montpellier, de l'esplanade Charles-de-Gaulle au Peyrou
  • Estimations très variables selon les sources : de 2 000 à 15 000 participants
  • Des familles montpelliéraines racontent leur engagement quotidien pour réduire leur empreinte carbone
  • Dossiers locaux dénoncés par les collectifs héraultais : contournement autoroutier, incinérateur Amétyst, mine de lithium
  • Appel national pour un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation face au climat

Ce samedi 26 septembre 2026, le centre de Montpellier a vu défiler un cortège nourri à l'occasion d'une mobilisation nationale pour le climat, relayée dans une centaine de départements. Partis de l'esplanade Charles-de-Gaulle, les marcheurs ont traversé la Comédie, longé la gare puis rejoint le Peyrou, dans une ambiance mêlant associations, collectifs et familles inquiètes pour l'avenir climatique.

Un rassemblement massif, mais difficile à chiffrer précisément

Selon les médias locaux ayant couvert l'événement, les estimations de fréquentation varient fortement : certains évoquent environ 2 000 participants, d'autres avancent une fourchette de 4 000 à 5 000 personnes, et certains témoignages parlent même de 10 000 à 15 000 marcheurs. Cet écart illustre la difficulté classique à évaluer l'ampleur d'un défilé urbain, mais toutes les sources s'accordent sur un point : la mobilisation montpelliéraine n'avait plus atteint une telle ampleur depuis 2022. Plusieurs pancartes visaient le manque de propositions climatiques des candidats à l'élection présidentielle de 2027, sur fond d'été 2026 marqué par la canicule et de nouveaux incendies.

Des familles qui ont fait de l'écologie un mode de vie

Parmi les manifestants, plusieurs foyers ont raconté un engagement allant bien au-delà du simple défilé. Un couple montpelliérain quadragénaire, venu avec sa fille de 10 ans, calcule chaque année son empreinte carbone familiale : environ 3,7 tonnes de CO₂, soit près de trois fois moins que la moyenne selon leurs propres calculs, avec l'ambition de descendre sous les 2 tonnes d'ici 2030. Cette trajectoire, amorcée il y a une quinzaine d'années à la lecture d'un ouvrage sur le mode de vie zéro déchet, s'est traduite par une alimentation végane, la pratique du vélo ou de la marche, et une consommation tournée vers l'occasion et la récupération.

Une autre famille, installée à Vailhauquès au nord de l'agglomération, applique elle aussi des gestes concrets au quotidien : toilettes sèches, récupération d'eau de pluie, alimentation biologique et déplacements limités. Le père de famille, cordiste de profession en reconversion vers le métier de ramoneur, confie une inquiétude grandissante après un été jugé éprouvant, entre canicule et grands feux de forêt : malgré les efforts individuels, le sentiment que les choses n'avancent pas assez vite pousse la famille à réclamer une action plus ferme des pouvoirs publics.

Des dossiers locaux au cœur des revendications

Au-delà des enjeux nationaux, les collectifs héraultais présents dans le cortège ont mis en avant plusieurs chantiers contestés dans la région :

  • Le Contournement Ouest de Montpellier (COM), projet autoroutier en 2×2 voies porté par Vinci Autoroutes entre Juvignac et Saint-Jean-de-Védas sur environ 6 km : la cour administrative d'appel de Toulouse a suspendu, le 21 juillet, sa décision sur le recours contre la déclaration d'utilité publique, jugeant l'étude d'impact insuffisante sur le risque d'inondation, et a laissé six mois à l'État pour la compléter. Les travaux préparatoires, dont l'abattage d'arbres, se poursuivraient malgré tout selon les associations opposées au projet.
  • Le projet de transformation de l'usine Amétyst, dans le quartier Garosud-Les Grisettes, en unité capable de brûler jusqu'à 45 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, pour un contrat de délégation de service public évalué par les opposants entre 450 et plus de 500 millions d'euros sur quinze ans.
  • Un projet de mine de lithium et une usine d'embouteillage d'eau, également cités parmi les dossiers dénoncés par les manifestants.

Un appel national décliné sur trois axes

Le mouvement du 26 septembre revendiquerait plus de 53 000 signataires et environ 1 200 organisations partenaires, pour près de 265 rassemblements recensés dans 91 départements. Les organisateurs réclament :

  • un plan d'urgence : création de lieux frais accessibles, protection légale des travailleurs exposés à la chaleur, renforcement des moyens de secours ;
  • un plan d'adaptation : rétablissement du Fonds vert, rénovation énergétique des logements, gestion des nappes et rivières comme des biens communs ;
  • un plan d'atténuation : arrêt des subventions aux énergies fossiles et interdiction de tout nouveau projet fossile porté par des entreprises françaises.

Pour financer ces mesures, l'appel propose une taxation des superprofits liés aux secteurs fossile et de l'armement, ainsi qu'un impôt climatique visant les plus grands patrimoines. Les organisateurs rappellent le bilan de l'été écoulé, marqué au niveau national par plus de 7 300 décès liés à la canicule et des pertes de récoltes agricoles pouvant atteindre un tiers selon les productions.

Infos pratiques

Date
Samedi 26 septembre 2026
Parcours
Esplanade Charles-de-Gaulle → Comédie → gare → Peyrou (Écusson)
Participation
Entre 2 000 et 15 000 personnes selon les sources
Mobilisation nationale
Environ 265 rassemblements dans 91 départements

À retenir

  • La mobilisation montpelliéraine n'avait pas connu une telle ampleur depuis 2022
  • Les manifestants réclament un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation face au dérèglement climatique
  • Plusieurs dossiers locaux (contournement routier, incinérateur, mine de lithium) sont dans le viseur des collectifs héraultais

Questions fréquentes

Combien de personnes ont participé à la marche pour le climat à Montpellier ?
Les estimations varient fortement selon les sources, entre 2 000 et 15 000 manifestants.
Quel était le trajet du cortège ?
Le défilé est parti de l'esplanade Charles-de-Gaulle pour rejoindre la Comédie, la gare puis le Peyrou.

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