Chaufferie biomasse route de Ganges : les premiers tests grandeur nature ont commencé

En bref
- Tests préalables à la mise en service lancés le 1er septembre route de Ganges
- Deux étapes : le "premier feu" jusqu'au 4 septembre, puis une montée en température du 7 au 10 septembre
- Mise en service de la première chaudière prévue fin septembre, la seconde en plein hiver
- Opération pilotée par la Direction de l'Énergie du groupe Altémed pour le compte du réseau de chaleur Nord-Alco (RCNA)
- À terme, plus de 19 000 logements-équivalents alimentés avec environ 70 % d'énergie locale et renouvelable
Les Montpelliérains habitant à proximité de la route de Ganges pourront, ces prochains jours, sentir une odeur rappelant celle d'un feu de cheminée. Rien d'anormal : la future chaufferie biomasse du secteur Nord-Alco entame sa procédure de mise en service, une étape technique classique pour ce type d'installation.
Le "premier feu", une étape obligée avant l'allumage définitif
Depuis le 1er septembre et jusqu'au vendredi 4 septembre inclus, la chaufferie connaît sa toute première phase de tests, baptisée le "premier feu". Le principe : brûler uniquement du bois, à basse température et à tirage naturel — comme dans une cheminée domestique — afin de sécher progressivement le béton réfractaire du foyer sans le faire fissurer. C'est cette combustion qui explique l'odeur perceptible par le voisinage durant cette période.
Une seconde phase avec la cheminée de 25 mètres
La procédure se poursuivra du lundi 7 au jeudi 10 septembre avec une deuxième phase de tests, cette fois avec une montée en température progressive et une ventilation active. Les fumées seront alors évacuées par la cheminée de 25 mètres de hauteur, à une vitesse d'éjection de 6 mètres par seconde, ce qui doit permettre leur dispersion en altitude et limiter la gêne pour les riverains.
| Période | Étape | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| 1er au 4 septembre | "Premier feu" | Séchage du béton réfractaire, feu à tirage naturel, odeur de bois possible |
| 7 au 10 septembre | Montée en température | Ventilation active, évacuation par la cheminée de 25 m à 6 m/s |
| Fin septembre | Mise en service de la 1ère chaudière | Date précise fixée selon les résultats des essais |
| Cœur de l'hiver | Mise en service de la 2e chaudière | Plus puissante, activée lorsque la demande sur le réseau sera suffisante |
Selon le communiqué, une fois ces essais achevés et la chaufferie mise en service, l'installation ne générera aucune nuisance pour le voisinage.
Un maillon du réseau de chaleur Nord-Alco
Cette chaufferie s'inscrit dans la création du Réseau de Chaleur Nord-Alco (RCNA), un des projets qui doivent contribuer au triplement du réseau de chaleur sur le territoire métropolitain. Concrètement, ce type de réseau consiste à produire de la chaleur de façon centralisée puis à la distribuer via des canalisations souterraines vers les bâtiments raccordés, plutôt que de multiplier les chaudières individuelles au gaz ou à l'électricité.
Les chiffres du projet
- Plus de 22 km de réseau, dont une antenne de 1 130 mètres dédiée à Sanofi
- 64 M€ d'investissement global, dont 17 M€ pour la seule chaufferie biomasse
- 22 M€ de subvention de l'ADEME pour l'ensemble du projet (chaufferie et réseaux)
- 13 000 tonnes de CO2 évitées chaque année
- Plus de 19 000 équivalents-logements alimentés
- 20 500 tonnes de biomasse consommées par an
- 30 emplois créés, pérennes et non délocalisables
- Un approvisionnement à environ 70 % en énergie locale et renouvelable (biomasse, biogaz de déchets, chaleur de récupération, solaire)
Du bois local et une filtration renforcée
Le bois utilisé provient de forêts gérées durablement (labels PEFC/PSG) du Haut-Languedoc et des Cévennes, complété par des élagages routiers et des palettes recyclées, préparés sur une plateforme locale de stockage. L'exploitation fonctionnera en continu, 24h/24 et 7j/7.
Côté rejets, le communiqué met en avant une double filtration des fumées — dépoussiéreur monocyclone puis filtre à manches — atteignant 99 % d'efficacité, pour une teneur en poussières jusqu'à six fois inférieure au seuil réglementaire, et un taux de cendres résiduel limité à 2 %.
Infos pratiques
- Lieu
- Chaufferie biomasse, route de Ganges, Montpellier
- Tests en cours
- 1er au 4 septembre, puis 7 au 10 septembre 2026
- Mise en service 1ère chaudière
- Fin septembre 2026
- Mise en service 2e chaudière
- Au plus fort de l'hiver 2026-2027
- Pilotage
- Direction de l'Énergie du groupe Altémed
À retenir
- La chaufferie fait partie du réseau de chaleur Nord-Alco, un projet à 64 M€ comprenant plus de 22 km de canalisations
- Les tests peuvent générer une odeur de feu de bois jusqu'au 10 septembre, sans nuisance attendue une fois l'installation en service
- Le projet doit permettre d'éviter 13 000 tonnes de CO2 par an et d'alimenter plus de 19 000 logements-équivalents
Questions fréquentes
Pourquoi sent-on une odeur de feu de bois route de Ganges ces jours-ci ?Ne ratez plus rien
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