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Arceaux : deux semaines après l'incendie, avocats et soignants toujours privés de leurs locaux

La rédaction·
Arceaux : deux semaines après l'incendie, avocats et soignants toujours privés de leurs locaux

En bref

  • Feu déclenché dans la nuit du 9 au 10 juillet dans un studio sous les combles d'un ancien couvent, quartier des Arceaux
  • Aucun blessé, mais l'eau utilisée pour éteindre les flammes a fragilisé les planchers de l'immeuble
  • Une expertise commandée par la Ville a révélé un risque d'effondrement, entraînant un arrêté d'évacuation toujours en vigueur
  • Une vingtaine de professionnels et associations, plus des locataires, sont privés d'accès à leurs bureaux et logements
  • Un kinésithérapeute ne pourrait rouvrir son cabinet avant novembre selon son assurance

Rue du Carré-du-Roi, aux Arceaux, la porte de l'immeuble reste cadenassée depuis la nuit du 9 au 10 juillet. Un feu s'était déclaré dans un studio d'une trentaine de mètres carrés aménagé sous les combles de cette ancienne bâtisse conventuelle proche du Peyrou. Les sapeurs-pompiers de l'Hérault avaient rapidement maîtrisé les flammes à l'aide de deux lances à eau, sans faire de blessé. L'origine du sinistre resterait pour l'heure indéterminée.

Un immeuble menacé d'effondrement

C'est le lendemain du feu que la situation a basculé. Une expertise mandatée par la Ville de Montpellier a mis en évidence un risque d'écroulement important : si les flammes avaient épargné la majorité des appartements, l'eau déversée pour éteindre l'incendie aurait, elle, inondé plusieurs étages et fragilisé les planchers. La municipalité a alors pris un arrêté d'évacuation pour raisons de sécurité, qui s'applique à l'ensemble du bâtiment, quel que soit le niveau d'endommagement de chaque logement.

Sur la porte verrouillée par des chaînes, une feuille manuscrite résume le désarroi des occupants, évoquant des locataires livrés à eux-mêmes et pressés de récupérer leurs affaires professionnelles.

Des professionnels dans l'impasse

L'immeuble ne compte pas que des logements : une vingtaine de professionnels et d'associations y avaient installé leurs bureaux. Parmi les cas les plus emblématiques :

  • Un avocat pénaliste, installé au premier étage depuis 2014, n'a pas pu récupérer les dossiers de ses clients et a dû plaider un procès pour homicide avec les seules notes transmises par une consœur ;
  • Un kinésithérapeute spécialisé dans la prise en charge du cancer du sein, selon qui son assurance évoque une réouverture impossible avant novembre ; il doit désormais sélectionner ses patientes selon la gravité des cas et se retrouve privé de son matériel, resté bloqué dans le bâtiment condamné ;
  • Des locataires particuliers, évacués en pleine nuit, qui guettent depuis le trottoir le moindre signe d'évolution sur l'état de la toiture.

Pour les professions réglementées comme les avocats, les pertes se chiffreraient déjà en milliers d'euros après deux semaines sans accès aux locaux.

Une levée de l'arrêté qui prendra du temps

La fin de l'interdiction dépendra d'une nouvelle expertise, puis de travaux de consolidation, avant qu'un arrêté de mainlevée puisse être délivré. Une procédure qui, pour un bâtiment ancien comme celui-ci, se compte généralement en mois plutôt qu'en semaines.

Infos pratiques

Lieu
Rue du Carré-du-Roi, quartier des Arceaux, Montpellier
Date de l'incendie
Nuit du 9 au 10 juillet 2026
Situation actuelle
Immeuble toujours fermé par arrêté municipal d'évacuation

À retenir

  • L'incendie initial n'a fait aucun blessé, mais les dégâts des eaux ont rendu le bâtiment dangereux
  • Une vingtaine de professionnels et des locataires sont privés d'accès depuis deux semaines
  • La réouverture pourrait prendre plusieurs mois, le temps des expertises et travaux

Questions fréquentes

Pourquoi l'immeuble reste-t-il fermé alors que le feu a été maîtrisé rapidement ?
Selon plusieurs médias locaux, l'eau utilisée pour éteindre les flammes aurait inondé les étages et fragilisé les planchers, ce qui a conduit une expertise à conclure à un risque d'effondrement.
Quand les occupants pourront-ils récupérer leurs affaires ?
Aucune date n'est connue : la levée de l'arrêté suppose une nouvelle expertise puis des travaux de consolidation, une procédure qui se compte plutôt en mois pour ce type de bâtiment ancien.

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