Musée Fabre : Alfred Bruyas, le goût d’un collectionneur
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Musée Fabre : Alfred Bruyas, le goût d’un collectionneur

« Votregalerie, c’est vous même. Vous êtes incarné en elle ; elle est incarnée envous. Vous l’avez formée en artiste passionné, persévérant, détaché de toutepréoccupation vulgaire. Cette galerie, c’est toute votre vie. »

Lettrede Théophile Silvestre, le 26 novembre 1872

 

Jusqu’au15 mars 2016, le cabinet d’arts graphiques met en lumière une sélection dedessins issus des collections d’Alfred Bruyas (1821-1877), figure majeure pourl’histoire du Musée Fabre. Ce fils de banquier montpelliérain donna une partiede sa collection au musée en 1868 et légua le reste à sa mort, en 1877. C’estgrâce à cet amoureux des arts que l’on peut aujourd’hui admirer leschefs-d’œuvre d’Eugène Delacroix ou de Gustave Courbet, dont les célèbres Baigneuses ou La Rencontre.

 

Cetaccrochage est l’occasion d’en savoir un peu plus sur les choix de Bruyas enmatière de dessins. L’étude de sa correspondance permet de dégager unechronologie des acquisitions du collectionneur qui peut nous éclairer surl’évolution de son goût sur une période de trente ans. Ainsi, après avoiracquis des figures exécutées par des artistes comme Alexandre Cabanel, EugèneDevéria ou Jules Laurens, Bruyas s’oriente dès la fin des années 1860 vers despaysages romantiques signés Paul Huet ou Louis-Hector Allemand, où la présencehumaine se fait de plus en plus discrète. Grâceà deux tableaux et deux sculptures, il s’agit aussi d’évoquer l’intérieur deBruyas. Le tableau peint par Auguste-Barthélémy Glaize en 1848 présente lesambitions d’un jeune homme de vingt-sept ans, un peu excentrique. A l’inverse,dans la version qu’Edouard-Antoine Marsal peint en 1876, Bruyas, âgé decinquante-cinq ans mais en paraissant bien plus car marqué par la maladie,travaille seul dans la pénombre, entouré de sculptures en bronzed’Antoine-Louis Barye comme le Lion assiset le Plumier.

 

Enpénétrant progressivement dans le Cabinet Bruyas, en passant des figures auxpaysages, de la lumière à l’ombre, de la vie en société à la solitude, levisiteur est ainsi invité à découvrir quelques œuvres qui peuvent l’aider àcomprendre qui fut Alfred Bruyas, ce grand collectionneur qui marqua par sagénérosité le Musée Fabre de Montpellier.

 

Alfred Bruyas, le goûtd’un collectionneur

MuséeFabre

Cabinetd’arts graphiques

39 Boulevard Bonne Nouvelle – 34000Montpellier

Jusqu’au15 mars 2016

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