29 janvier 2013 à 12h10 A Montpellier dans les coulisses des Archives départementales de l’Hérault par Philippe Bourguet

A Montpellier dans les coulisses des Archives départementales de l’Hérault

Chaque mercredi, deux archivistes de Pierrevives livrent au public les dessous de leur service.

 

Frédéric Chauvet, médiateur culturel,et Annie Denizart, directrice adjointe des Archives départementales, proposentgratuitement chaque mercredi une visite de la « face cachée » des Archives départementales et du bâtiment qui les héberge Pierresvives.

La partie consacrée aux archives occupe 60 % de la surface de Pierresvives. Soixante personnes y travaillent. La raison d’être de cette institution datant de la Révolution est de rassembler tous les documents administratifs et de les mettre à disposition du public. La notion d’archive demeure multiple. Il peut s’agir aussi bien de parchemins, de dessins, de cartes, de documents numérisés ou encore de supports audiovisuels ou sonores.

Les principales missions des archivistes se résument chronologiquement en 4 C : collecte,classification, conservation et communication.Le déroulement de la visite reprend cet ordre après une brève présentation du bâtiment. 

La première étape se déroule dans la salle de réception. Les documents enmauvais état (présentant des signe de moisissure, dechampignons…) sont placés en salle de dépoussiérage oude mise en quarantaine. « C’est là où l’on pourraitmettre Fred » plaisante Annie.

Ensuite, laclassification s’effectue dans la salle de tri. Elle représente la part la plus importante du travail des archivistes : « Nousvérifions s’il faut tout conserver et nous identifions le contenu dudossier par un travail d’analyse et de rédaction » explique Annie.  

Une fois ce travail terminé, le document est transféré puis conservé dans l’un des 35  « magasins » d’archives du bâtiment. « Normalementje devrais entendre des Oh, des Ah, des cris ! » prévient Frédéric lorsque nous entrons dans le magasin. En effet, il s’agit d’une vaste salle avec des étagèresà perte de vue. Nous entendons au loin le bruit de la ventilation.

Annie et Frédéric nous montre aussi la salle derestauration, appelé « l’hôpital des archives ». C’estdans cet espace que sont restaurés reliures, papiers, parchemins,cartes, affiches ou sceaux abîmés par le temps. Au fond dela pièce se trouve une affiche politiquement incorrecte datant de1927 incitant les gens à fumer. Annie en profite aussi pour nousmontrer un sceau de l’époque Louis XIV.  Par ailleurs, elle nous raconte qu’une puce morte a été retrouvé dans un parchemin datant du XVesiècle ! 

La visite setermine par la partie « communication » accessible au public.  La première salle, « passerelleentre le grand public et la salle des archives »,  est consacrée à l’initiation a l’histoire et au patrimoine.  Romans historiques, bandes dessinées, films d’archive ou de fiction, jeux éducatifs… tous les supportsprésents ont été réalisés à partir des archives. L’autre pièce du fond est une salle classique deconsultation.

Pour les visites, se pré-inscrire sur le site. La salle des archives est ouverte mardi et jeudi de 13 h à 19 h et mercredi et vendredi de 10 h à 19 h.

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A Propos de Philippe Bourguet